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La guerre aux mots

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Les termes père et mère ont été dénoncés au Québec le 28 janvier dans un jugement de la Cour supérieure.

Pendant que nous avons tous la tête dans le confinement, des activistes contre le Code civil ont remporté une énorme victoire.

Plusieurs articles du Code civil sont désormais visés. 

Les mots femme, homme, mère, père sont, aux yeux du juge, discriminatoires envers les personnes non binaires, c’est-à-dire qui ne se définissent ni comme homme ni comme femme.

Vendredi dernier, Le Journal de Montréal a publié un texte signé par un groupe de parents alarmés des Centres de services scolaires à l’initiative de Nadia El-Mabrouk.

Ces parents courageux se battent contre une ultra-minorité de militants qui déconstruit, à travers les mots homme, femme, père et mère, rien de moins que l’histoire de l’humanité.

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Non binaires

Si le mot femme est à bannir, comment alors justifier le combat pour le droit des femmes à l’égalité ? 

Comment justifier des prisons pour femmes, des toilettes pour femmes, des jeux réservés aux femmes ? 

Comment se battre contre la violence faite aux femmes ? 

Mine de rien, cette lutte « non binaire » nie les différences entre les femmes et les hommes.

Déjà au Québec les articles du Code civil permettent d’imposer le genre plutôt que le sexe biologique. 

Sur demande, les mots mère et père sont remplacés par le mot neutre de filiation. Le procureur général s’est même engagé à décerner l’acte de naissance sans description de sexe pour l’enfant.

Les transgenres et les non-binaires ne doivent pas subir de discrimination, certes. 

Mais en niant juridiquement la différence des sexes, l’on détruit la réalité biologique au profit d’un délire, qui définit les êtres comme une fabrication culturelle. 

Voilà où l’effet de mode actuel nous entraîne. Et ce, sous les applaudissements des législateurs de la rectitude politique.