/misc
Navigation

10 000 morts: il est temps de changer de discours

Coup d'oeil sur cet article

Le Québec a franchi la triste barre des 10 000 morts en raison de la COVID-19. Ce n’est rien pour célébrer, rien de reluisant.

Sur Twitter, le premier ministre, plutôt que de réitérer ses condoléances aux endeuillés, a préféré faire partager un graphique visant à minimiser la situation du Québec par rapport aux pays du G7.

La défensive ne fonctionne plus

Depuis des mois, le gouvernement cherche à se comparer à pire que lui et à jeter le blâme sur n’importe qui sauf lui-même pour se disculper du fiasco que nous vivons.

L’opinion publique lui est favorable, mais les guéguerres avec Ottawa ne ramèneront pas les 10 000 morts à la vie. Pas plus que de se consoler en rappelant sans cesse que la vaste majorité d’entre eux avaient plus de 70 ans.

On peut crier qu’on manque de vaccins, qu’on aurait dû fermer la frontière plus tôt, que le système de santé est en lambeaux, mais, pendant ce temps-là, on se déresponsabilise.

Le temps est venu de changer de discours à propos des morts de la COVID-19. 

Donner le coup de barre

Le propre d’une crise, c’est qu’elle entraîne des bouleversements majeurs. Or, ceux qui savent tirer profit de leurs périodes troubles sont ceux qui s’en sortent le mieux, et ce, dans tous les domaines.

Voilà l’occasion pour le gouvernement d’admettre que notre façon de traiter les personnes âgées est un échec et que notre organisation en matière de soins de santé ne tient plus la route.

La pyramide démographique ne s’inversera pas. Tôt ou tard, nous devrons revoir dramatiquement la façon dont les Québécois vieillissent. Les dossiers de maltraitances liés à la crise actuelle le démontrent. Nous avons failli.

Quand le gouvernement va-t-il entreprendre une vraie réflexion sur la place des aînés et le traitement qu’on leur réserve? Il n’y a jamais eu meilleur moment.