/sports/opinion/columnists
Navigation

Comme dans le bon vieux temps

Coup d'oeil sur cet article

En fermant les yeux, il aurait été facile de se croire dans le passé. À une époque où Tom Brady s’amusait comme un petit fou avec Rob Gronkowski. Plus loin encore, à une époque où les Buccaneers présentaient une défensive de championnat. Au Super Bowl LV, ces deux visions d’ères différentes ont fusionné et pris vie dans le présent pour produire une victoire dominante.

Ce triomphe des Buccaneers, c’est celui d’une défensive qui ressemblait dangereusement à celle des Buccaneers de 2002, qui avait outrageusement dominé la NFL. Ce sacre, c’est encore et toujours celui de Tom Brady, l’inébranlable doyen des quarts-arrières à 43 ans.

  • Écoutez le président des Alouettes de Montréal avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Ce championnat, c’est celui de Bruce Arians, qui à 68 ans, devient le plus vieil entraîneur-chef couronné dans l’histoire du Super Bowl.

Cette victoire, c’est celle du coordonnateur défensif Todd Bowles, « laissé pour mort » après l’échec comme entraîneur-chef des Jets. Il a concocté un plan de match impeccable pour faire étouffer les Chiefs.

Cette conquête, c’est celle de Rob Gronkowski, qui a connu son meilleur match depuis des lunes, quand lui et Brady faisaient la loi en Nouvelle-Angleterre avant que les blessures ne le poussent à la retraite prématurée en 2018.  

  • Écoutez la chronique sports et société de Jean-François Baril sur QUB radio:   

LA MAGIE DE BRADY

Les Buccaneers n’ont eu d’autre choix que de suivre l’exemple de Brady et Gronk, deux bourreaux de travail. Brady, qui devait déjà être considéré comme le plus grand de tous les temps, a ajouté une autre couche à sa légende. Ce qui est magistral dans ce septième championnat pour lui, c’est tout ce qu’il a impliqué. Un déménagement, une nouvelle franchise après 20 ans, de nouvelles habitudes, de nouveaux coéquipiers...

Brady a maintenant gagné à tellement d’époques différentes, avec tellement de joueurs différents, au sein de deux équipes différentes, qu’il pourrait presque être sanctifié !  

Il n’est pas l’unique responsable des succès collectifs des Buccaneers et des Patriots, mais dans toutes les équations formulées, il est le dénominateur commun. Celui qui gagne depuis 2001, c’est lui. Celui qui fait que tout un chacun partage sa soif insatiable de victoire, c’est lui. 

COMME EN 2002

Ce Super Bowl, c’est aussi la performance irréprochable d’une défensive qui a pris le contrôle du début à la fin du match. En 2002, quand les Bucs ont remporté leur seul et unique titre, c’était Simeon Rice et Warren Sapp au cœur du front défensif. Cette année, c’est Shaquil Barrett, Jason Pierre-Paul et Ndamukong Suh. Au milieu du terrain, Derrick Brooks était le patrouilleur. Le rôle est rempli à merveille par Devin White, qui continuera de s’améliorer. 

Tout au long de la rencontre, le front n’a fait qu’une bouchée de la ligne décimée des Chiefs, et Patrick Mahomes, malgré quelques tentatives de passes infructueuses, mais spectaculaires, n’y pouvait rien. 

Chapeau aux Buccaneers d’avoir été aussi agressifs dans cette rencontre que dans leur poursuite de Tom Brady en mars dernier quand il est devenu libre comme l’air. Les Bucs ont gagné la bataille sur les fronts, comme dans le temps. Avec un quart-arrière qui a joué, lui aussi, comme dans le temps.