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«Je pense que je joue très bien» -Carey Price

Malgré ses statistiques, Carey Price ne s’en fait pas trop avec son début de saison

Carey Price estime connaître un début de saison satisfaisant.
Photo Pierre-Paul Poulin Carey Price estime connaître un début de saison satisfaisant.

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N’en déplaise aux partisans du Canadien, surtout à ses propres détracteurs, et malgré ce que ses statistiques tendent à démontrer, Carey Price soutient aimer la façon dont il joue depuis le début de la campagne.

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« Je pense que je joue très bien, même si je ne suis jamais entièrement satisfait, a affirmé le gardien de 33 ans par le biais d’une visioconférence, mardi midi, après l’entraînement du Tricolore. L’équipe joue bien, nous amassons des points au classement, alors présentement, je suis heureux. »

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En sept départs depuis le début de la saison, Price affiche un dossier de 4-1-2, une fiche fort respectable. Toutefois, son taux d’efficacité (,899) et sa moyenne de buts alloués (2,81) soulèvent des points d’interrogation.

Ils sont nombreux à avoir remarqué que Jake Allen, son nouveau complice, malgré une fiche similaire de 4-1-0, montre des statistiques beaucoup plus convaincantes (taux d’efficacité de ,940 et moyenne de but alloué de 1,81).

Price n’a pas tort lorsqu’il dit que le plus important, c’est que l’équipe gagne. Le voilà sans doute soulagé que le succès de la formation ne repose plus uniquement sur ses épaules. 

C’est la quatrième fois de sa carrière qu’il présente un taux d’efficacité inférieur à ,900 après les sept premiers matchs d’une saison. Deux des trois premières occasions ont donné lieu à certains des pires hivers de l’histoire de l’équipe. 

Carey Price estime connaître un début de saison satisfaisant.
Photo Martin Chevalier

Comme le golf

Il ne faut pas oublier qu’il n’y a eu aucun match préparatoire. Habituellement, Price voit de l’action dans quatre ou cinq de ces rencontres avant que le calendrier officiel ne se mette en branle. Et il y est rarement au sommet de son art.

« (Les matchs préparatoires) permettent de se réhabituer à la lecture du jeu, à ce qui nous entoure sur la glace et aux détails qui permettent de faire une grosse différence. Comme pour les joueurs, ça revient en passant du temps sur la patinoire », a-t-il mentionné.

Par conséquent, le travail lors des entraînements devient encore plus important. À ce propos, Price a soutenu qu’il passe du temps sur plusieurs aspects de son jeu avec l’entraîneur des gardiens Stéphane Waite depuis le début du camp d’entraînement.

« En fait, je travaille sur tout. Garder les buts, c’est comme jouer au golf : il y a toujours un aspect sur lequel travailler. Il y a des détails à peaufiner chaque jour. C’est une évolution constante. »

Allen, un avantage

Évidemment, le fait que Price mise sur un auxiliaire de grande qualité pour la première fois depuis Jaroslav Halak n’a pas manqué de ramener un vieux débat sur le tapis. 

Au cours des quatre premières semaines d’activités, Price et Allen ont pratiquement partagé le travail à parts égales. Ça risque d’être de nouveau le cas, mercredi soir et jeudi, alors que les Montréalais recevront, coup sur coup, les Maple Leafs et les Oilers.

« On est dans une portion plus tranquille du calendrier et je comprends la situation. Jake offre des performances de qualité. Ça me donne justement l’occasion, pendant les entraînements, de me concentrer sur ce que je dois améliorer », a soutenu Price.

Claude Julien reconnaît qu’il est plus facile pour un gardien de prendre son erre d’aller lorsqu’il prend souvent place devant le filet. Malgré tout, il ne compte pas modifier le plan établi en début de saison. 

Carey Price estime connaître un début de saison satisfaisant.
Photo Pierre-Paul Poulin

« Ça s’en vient »

Toutefois, on peut s’attendre à voir Price se rapprocher de la cadence à laquelle il est habitué à compter du 20 février, moment où le Tricolore renouera avec l’action après six jours d’inactivité.

« Pour l’instant, on est dans une portion du calendrier qui semble facile. On pourrait donner plus de matchs à Carey. Mais on a établi un plan dans lequel on a convenu que, pour le bien de l’équipe, il valait mieux équilibrer les tâches », a rappelé l’entraîneur-chef du Canadien.

« C’est la même chose avec n’importe quel gardien. Plus il joue, plus il retrouve son rythme. Et ça s’en vient. Ça va tomber en place au retour de la semaine plus tranquille », a-t-il ajouté.

À compter de ce moment, le Canadien disputera 39 matchs en 73 jours, dont cinq séquences de deux matchs en deux soirs.

De quoi voir de l’action de façon assez régulière pour retrouver son rythme.

Les débuts de saison de Carey Price