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L’irritation est nécessaire pour créer selon le céramiste Koen De Winter et l’écrivain Jean Barbe

Assistez à la rencontre fascinante entre les univers créatifs de l’écrivain Jean Barbe et du céramiste Koen De Winter.

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Le céramiste et designer Koen De Winter et l’écrivain Jean Barbe croient que pour arriver à créer, il faut être poussé par un besoin de changement. Pour eux, l’étincelle ou les idées naissent toujours d’une forme d’irritation. 

C’est entre autres ce que les deux artistes nous partagent dans cet épisode de la série balado Tout un bagage produite par le Conseil des métiers d’art du Québec. «Pour créer, je dois d’abord être irrité par quelque chose qui ne fonctionne pas.», soutient M. De Winter. C’est lorsqu’il a par exemple constaté que les ensembles de pilon et de mortier n’allaient visuellement pas bien ensemble qu’il a eu l’idée de concevoir un modèle parfaitement agencé. Une idée fructueuse puisque de cet objet de cuisine est née une gamme complète de produits tels qu’un presse-citron, un sceau à vin et des sous-verres.

Celui à qui l’on doit le fabuleux roman Comment devenir un monstre conjugue lui aussi avec des irritants pendant son travail créatif. «Est-ce qu’il y a une autre raison d’écrire que l’irritation?, questionne-t-il avec humour. Je réfléchis parfois pendant des mois pour régler un problème complexe de narrative. Mais quand je réussis et que l’histoire est bonne, il y a un grand sentiment de satisfaction.», avance Jean Barbe.

Deux enfances qui détonnent

Les deux hommes partagent beaucoup de similitudes dans leur façon ouverte et bohème de voir le monde. Pourtant, ils viennent de deux univers totalement différents. 

Koen, qui est né en Belgique, se souvient que sa mère et son grand-père forgeron voyaient dans le travail manuel quelque chose d’essentiel. Il a grandi en pensant que l’art est noble. «On n’avait pas de jouets à la maison, l’atelier était notre terrain de jeu.», se souvient l’artisan.

Jean Barbe a plutôt grandi dans un milieu très conventionnel qui étouffait en quelque sorte sa créativité : «Ça m’a poussé à me révolter par les livres. J’étais un petit garçon de Laval qui voyait une fenêtre sur le monde s’ouvrir dans sa chambre chaque fois qu’il ouvrait un livre. Je dois tout à ces livres-là.»

Le vrai salaire de l’artiste

S’il est cliché de dire que le véritable salaire de l’artiste se trouve dans les applaudissements et la reconnaissance, c’est une réalité incontournable pour Koen De Winter et Jean Barbe. L’objet le plus précieux que le céramiste conserve est d’ailleurs un cartable qui contient tous les mots et les remerciements reçus en lien avec son travail d’artisan ou celui de professeur à l’UQAM, où il enseigne depuis 1983. 

Quant à l’écrivain et scénariste québécois, il se dit nourri par les messages qu’il reçoit: «Se faire dire merci parce que grâce à nous ils ont compris qu’ils n’étaient pas seuls... Ce sont les plus beaux moments.»

Pour écouter l’échange complet entre le céramiste Koen De Winter et l’écrivain Jean Barbe, et pour assister à d’autres rencontres entre des artistes d’ici, découvrez la série balado Tout un bagage produite par le Conseil des métiers d’arts du Québec.

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