/misc
Navigation

Pandémie: la science a le dos large...

Coup d'oeil sur cet article

Depuis le début de la pandémie, nos dirigeants martèlent qu’ils se fient à la science.

C’est cette foi absolue en la science qui a fait de nous des modèles de discipline lors de la première vague. 

Or il n’y a pas que la fatigue qui explique le relâchement qui nous a fait si mal dans les derniers mois. Les contradictions évidentes dans la gestion de la pandémie par les gouvernements qui invoquent tous se fier à l’avis des scientifiques de la Santé publique, y sont pour beaucoup.

Une réalité, deux mondes

En Ontario, les élèves doivent porter le masque en classe dès la 1re année. Au Québec, on se limite aux espaces communs en zone rouge jusqu’en 5e année. 

En Ontario, on a installé des ventilateurs dans les classes des zones les plus à risque. Au Québec, on craint qu’ils ne soient dangereux !

En Ontario, on lance une opération de dépistage des asymptomatiques grâce à des tests rapides dans les écoles et les entreprises. Au Québec, on s’en méfie tellement qu’on peine encore à comprendre quand et comment ils seront utilisés.

  • Écoutez la chronique politique d’Emmanuelle Latraverse sur QUB radio:

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Au Québec, on invoque la science pour interdire les sports organisés. En Ontario, la science justifie de fermer les centres de ski.

L’OMS recommande de ne pas dépasser 42 jours entre les doses des vaccins de Pfizer et Moderna. Au Québec, on compte se rendre à 90 jours.

C’est peut-être « l’exception québécoise » ? J’en doute.

Elle a le dos large la science... surtout en temps de pandémie.

Vous me direz que le problème avec la science, c’est que les politiciens lui font dire ce qu’ils veulent. Peut-être.

Peut-être aussi que nos gouvernements ont trop longtemps omis de financer adéquatement l’expertise scientifique au sein de la Santé publique et qu’on en paie collectivement le prix aujourd’hui.