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5 bonnes raisons de dire non au fast-fashion

5 bonnes raisons de dire non au fast-fashion
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On décrit le fast-fashion comme le fast food de la mode : pas cher, pas de bonne qualité et vite consommé. En d’autres termes, c’est la surconsommation de l’industrie du prêt-à-porter. Malheureusement, ce phénomène a d’énormes impacts néfastes sur l’environnement, l’économie et la société. On vous présente cinq raisons de dire non au fast-fashion.

Pour l’environnement

Selon une étude menée en 2017 par la Fondation britannique Ellen MacArthur, la production textile génère 1,2 milliard de tonnes d'émissions de gaz à effet de serre chaque année, soit plus que les vols internationaux et le transport maritime réunis. 

L’étude dévoile aussi d’autres statistiques désastreuses :

· L’industrie de la mode use 98 millions de tonnes de matières non renouvelables, dont le pétrole.

· Elle utilise 93 milliards de mètres cubes d’eau par an pour sa production.

· Selon le rapport, si la tendance se maintient, d’ici 2050, la mode pourrait être responsable de plus de 26 % de l’empreinte de carbone, ce qui contribuerait à une augmentation de la température de 2 °C. 

En d’autres mots, plus on achète de vêtements, plus on pollue la planète. 

Pour la cause sociale

Acheter des vêtements provenant des grandes chaînes pour éventuellement les refiler aux friperies dans le but de leur donner une deuxième vie est une fausse croyance.

« Ces vêtements bas de gamme ne sont plus beaux après deux, trois lavages. Personne ne veut les acheter, même en seconde main. Les morceaux sont de piètre de qualité et ça ne nous permet pas en tant que friperie de ramasser les sous dont on a besoin... Au contraire », précise Mme Ouellette. 

« Ces vêtements que personne n’achète sont récupérés par des entreprises qui les transforment en chiffons ou on les envoie en Afrique », soulève-t-elle.

Alors, non, votre vieux t-shirt délavé que vous avez porté trois fois ne servira pas à une personne plus démunie.

Pour la conscience humanitaire 

Dans le livre d’enquête Overdressed : The Shockingly High Cost of Cheap Fashion de l’autrice new-yorkaise Elizabeth L. Cline, on y dévoile la responsabilité des entreprises de l’industrie de la mode qui pratiquent le cheap labor dans les pays comme la Chine, le Bangladesh, l’Inde et le Pakistan. Les employés à la chaîne de ces multinationales sont sous-payés et peuvent à peine répondre à leurs besoins primaires.  

De plus, selon l’Organisation internationale du travail (OIT), environ 260 millions d'enfants travaillent dans les usines de textiles dans le monde pour satisfaire la grande demande des consommateurs occidentaux. 

La rémunération quasi-nulle et l’emploi d’enfants dans des pays sous-développés ou en voie de développement expliquent en grande partie le bas coût des vêtements en magasin. Cela a pour effet pervers de pousser les consommateurs à acheter davantage.

Avant d’acheter un morceau à 5$, rappelez-vous que consommer du fast-fashion encourage la main-d’œuvre chez les enfants et pousse les entreprises à entretenir le cycle de la pauvreté dans les pays du tiers-monde. 

Pour l’économie locale

« Lorsqu’on achète plus local, on privilégie de plus beaux matériaux et même si on paie plus cher, on aura tendance à moins acheter, puisque le morceau durera beaucoup plus longtemps », fait remarquer Denise Ouellette de la Société de Saint-Vincent-de-Paul de Montréal.

Se procurer un morceau d’un designer montréalais, québécois ou canadien encourage l’économie locale et fait travailler des artisans d’ici qui bénéficient des profits. Rappelons aussi que cela profite à nos infrastructures et à l’ensemble de nos services publics. De plus, lorsqu’on consomme local, on s’assure aussi que les conditions de travail des travailleurs soient respectées à la lettre. 

Pour la consommation plus responsable et durable

La tendance est désormais au slowfashion, un concept qui encourage l’achat de vêtements seconde main, éthiques et responsables. La designer québécoise spécialisée en mode durable et autrice Léonie Daignault-Leclerc a écrit le livre Pour une garde-robe responsable. Elle y partage ses trucs pour consommer de façon plus responsable : privilégier des matières recyclées, biologiques et les vêtements véganes, favoriser la qualité plutôt que la quantité, maximiser la durabilité des vêtements et comment en prendre soin.

Hélas, le fast fashion contredit tous ces concepts de la mode responsable et durable, qui nous incite plutôt à la surconsommation de vêtements qui ne sont ni éthiques, ni locaux, ni véganes.

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