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Un plan pour les survivants de la COVID svp

Quebec
PHOTO Stevens LeBlanc

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Aujourd'hui, nous mettons l’accent sur le combat contre le virus mortel de la COVID, ce qui est la démarche à faire pour que ce dernier soit neutralisé, afin que tous retrouvent une vie normale.  

Mais dans cette démarche, je pense qu'il y a un oubli : les gens qui ont survécu au virus. Nous considérons comme personnes rétablies, celles qui n'ont plus de trace du virus dans leur organisme. Mais parmi les 250 000 personnes guéries, combien d’entre elles traînent les séquelles de ce combat qu'elles ont dû effectuer pour vaincre la maladie? 

Ces séquelles peuvent d’ailleurs se manifester plusieurs mois après avoir contracté le virus et même devenir des séquelles permanentes. Voici quelques-uns des effets que nous devons apprendre à surmonter pour tenter de retrouver une vie qui semble normale : 

  • Fatigue extrême 
  • Respiration haletante 
  • Perte de l'odorat et du goût 

Et ceux qui ont dû passer par les soins intensifs comme moi, qui ont été placés dans le coma avec respirateur pendant une période assez longue, en plus d’avoir subi une trachéotomie, ont développé des séquelles spécifiques : 

  • Paralysie des cordes vocales (reliée à l'intubation) 
  • Difficulté à avaler (à cause de la trachéotomie) 
  • Toux extrême 
  • Engourdissement des jambes (relié à la période de coma, nerfs écrasés) 
  • Étourdissement au moindre effort 
  • Essoufflement à l'effort 
  • Un moral en dent de scie 

Absence de suivi post-hospitalier

Le principal problème que l'on retrouve, c'est que lorsque l'on communique avec notre médecin, ce dernier nous indique qu'il se trouve devant un mur, car il n'a pas l'expertise pour ce virus. 

Le suivi post-hospitalier est presque nul pour ne pas dire inexistant. Pour remédier à cette lacune, il serait intéressant de favoriser dans les principales villes du Québec, surtout celles durement frappées par la COVID, l’installation des cliniques post-COVID comme celle qui existe à Sherbrooke. 

Cette clinique regroupe différentes spécialités afin de répondre aux attentes de cette clientèle angoissée et lui proposer des pistes de solutions. 

N'oublions pas que l'on parle ici d'un bassin de population d'environ 250 000 personnes et malheureusement, tant que nous n'aurons pas éradiqué ce virus, ce nombre va continuer d’augmenter. 

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