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Éliot Grondin: un podium à seulement 19 ans

Éliot Grondin a remporté une médaille de bronze jeudi au championnat mondial de snowboard cross

Elliot Grondin
Photo courtoisie, FIS Dans une fin de course très serrée, Éliot Grondin (à gauche) a pris le 3e rang au championnat mondial de snowboard cross remporté par l’Espagnol Lucas Eguibar (à droite).

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À seulement 19 ans, Éliot Grondin a remporté, jeudi à Idre Fjäll en Suède, la médaille de bronze du championnat mondial de snowboard cross dans une fin de course qui a nécessité une photo d’arrivée pour déterminer le gagnant.

« Je ne réalise pas encore ce qui se passe, a déclaré le planchiste de Sainte-Marie de Beauce lors d’un entretien avec les médias québécois peu de temps après la course. Je suis surpris oui et non de monter sur le podium au mondial aussi rapidement. J’ai connu un bon été d’entraînement et je savais que j’étais prêt à me battre à toutes les courses, mais je ne savais pas à quel niveau j’étais rendu. »

Premier dans ses vagues de 1/8 et de quart de finale et 2e en demi-finale, Grondin a été devancé par l’Espagnol Lucas Eguibar et l’Autrichien Alessandro Haemmerle dans la grande finale.

« Je voulais partir de la Suède avec une médaille, a indiqué Grondin. Je pensais être capable de terminer en deuxième position, mais c’était très serré. Quand tu n’es pas premier en partant sur ce parcours, il y a une grosse stratégie pour revenir. Après avoir commis une petite erreur à mon deuxième saut et sur le module suivant en tentant de récupérer, je me suis retrouvé derrière, mais j’ai pu profiter d’une grosse aspiration en fin de parcours pour revenir dans le coup. Toutes mes grandes finales se terminent au photo-finish. »

Un podium mérité

Même s’il affrontait deux de ses idoles de jeunesse, le médaillé de bronze de la Coupe du monde n’affichait pas de complexe. « Je suis à ma place sur le podium, a-t-il affirmé. Je m’entraîne beaucoup avec les deux médaillés et un Français, et ça me permet d’évoluer. Mon entraînement estival a été profitable et ça paraît sur ma planche. Je suis plus lourd et plus fort. Dans le futur, je peux gagner pas mal de force physique et d’expérience. »

« En finale, j’avais l’impression de vivre un rêve en affrontant deux de mes idoles, de poursuivre celui qui a remporté le 23 janvier la médaille d’argent à la Coupe du monde de Chiesa in Valmalenco en Italie. Malgré la présence de mes idoles, mon plan mental n’était pas différent des autres courses. Je suis demeuré calme et patient en évitant de paniquer même si je n’étais pas premier en partant. La course pouvait se gagner partout sur le parcours. »

La présence de jeunes loups aux crocs bien affûtés dérange certains vétérans bien établis. « Nous sommes deux ou trois jeunes qui connaissent du succès rapidement et ça tracasse les plus vieux, a raconté Grondin qui a communiqué brièvement avec ses parents immédiatement après la finale et se promettait de les rappeler plus tard en soirée. Ils n’aiment pas trop ça et ils commencent à avoir peur. »

Jeux olympiques de 2022

Ses récents succès laissent poindre un avenir promoteur à moins d’un an des Jeux olympiques de 2022 à Pékin. « Avec mes résultats, c’est assez excitant de penser que les Jeux olympiques auront lieu l’hiver prochain. Ça me motive encore plus à travailler fort. »

Le mondial se poursuit aujourd’hui avec la compétition par équipe. Grondin souhaite grimper de nouveau sur le podium.