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Ottawa appelé à intervenir comme il l’avait fait en Ontario

Air Transat
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin

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Les travailleurs des secteurs de l’aéronautique et de l’aviation s’impatientent de plus en plus alors que les mises à pied se multiplient et que le gouvernement Trudeau n’a toujours pas annoncé de plan pour venir en aide à ces industries névralgiques pour le Québec.

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« Le secteur aéronautique est aussi important que l’est l’industrie automobile en Ontario. Si on le néglige, ça risque de nous faire perdre du terrain sur la scène mondiale » a lancé jeudi au Journal Renaud Gagné, directeur québécois du syndicat Unifor.

M. Gagné a rappelé que lors de la crise financière de 2008, qui avait fortement fragilisé l’industrie automobile nord-américaine, les gouvernements du Canada et de l’Ontario avaient fortement soutenu General Motors et Chrysler.

« La question qu’on pose au gouvernement, c’est : pourquoi ne pas faire la même chose avec l’aéronautique ? », a-t-il demandé.

  • Écoutez l'éditorial de Richard martineau sur QUB radio:

Discussion avec Champagne

Le syndicaliste a récemment discuté avec le nouveau ministre de l’Innovation, François-Philippe Champagne. Ce dernier lui a offert une bonne écoute, mais il n’a rien laissé filtrer quant à une éventuelle aide d’Ottawa.

Les pertes d’emplois se comptent par milliers dans les secteurs de l’aviation et de l’aéronautique depuis le début de la pandémie. Mardi, Air Canada a annoncé la mise à pied de 1500 travailleurs de plus tandis que jeudi, Bombardier a indiqué vouloir éliminer 1600 postes, dont 700 dans la région de Montréal.

Une centaine de ces suppressions de postes pourraient toucher des syndiqués Unifor qui travaillent au centre de finition intérieure des jets d’affaires Global, situé à Dorval. 

Renaud Gagné a toutefois espoir que le nombre de salariés touchés sera moins élevé compte tenu des départs à la retraite et du rapatriement au Québec de la finition du modèle Global 5000, actuellement effectuée à Wichita, au Kansas.

En revanche, le secteur des avions spécialisés, lesquels sont destinés aux forces armées, aux gouvernements et à d’autres institutions, sera centralisé à Wichita.