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Marie-Michèle Gagnon égale son meilleur résultat en carrière

La skieuse québécoise a terminé au sixième rang jeudi à Cortina d’Ampezzo

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Photo AFP Même si elle aurait préféré être sur le podium, Marie-Michèle Gagnon était très satisfaite de sa 6e place au championnat mondial.

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Marie-Michèle Gagnon a égalé le meilleur résultat de sa carrière au championnat mondial en terminant en 6e place du supergéant, jeudi à Cortina d’Ampezzo en Italie.

La 6e position de Gagnon survient après sa performance de 2017 à Saint-Moritz alors qu’elle avait pris le 6e rang au combiné alpin. « À mes yeux, cette 6e place compte plus que celle de 2017 en Suisse, a déclaré la skieuse de Lac-Etchemin qui a remporté le bronze en supergéant le 30 janvier à la Coupe du monde de Garmisch-Partenkirchen. Le combiné alpin n’est pas la discipline la plus compétitive. Les disciplines pures sont plus compétitives. »

Gagnon aurait bien aimé grimper sur le podium, mais elle se disait très satisfaite de sa prestation. « Même si aux yeux de plusieurs, il y a seulement les médailles qui comptent au championnat mondial, il s’agit d’un résultat très solide étant donné que j’ai fait peu de supergéants. »

Gagnon a signé un chrono de 1 min 26,29 s. Gagnante des quatre dernières Coupes du monde, la Suissesse Lara Gut-Behrami a remporté l’or pour mettre la main sur son premier titre au mondial en carrière. Sa compatriote, Corinne Suter, et l’Américaine, Mikaela Shiffrin, qui était la championne en titre, ont complété le podium.

Erreur coûteuse

« J’ai commis une erreur dans le milieu du parcours qui m’a coûté cher, a expliqué Gagnon. Dans un virage, j’ai coupé ma ligne trop vite en voulant être trop agressive. J’ai perdu beaucoup de temps, mais j’ai réussi à terminer avec force. »

« J’avais un super numéro [12] et les conditions étaient très belles avec une neige dure pas trop glacée comme je l’aime, poursuit la skieuse de 31 ans qui a dû patienter avec le report du supergéant prévu initialement le 9. 

« Dans les épreuves de vitesse, la météo doit être parfaite pour que la course ait lieu. Je suis habituée aux retards et aux reports, et cela ne m’a pas affectée. On a joué aux cartes, à des jeux de société et aux fléchettes tout en s’entraînant en slalom dans une autre section de la montagne. J’avais apporté mon livre et de la musique. »

Gagnon sera de retour sur ses planches pour la descente, samedi. Deux descentes d’entraînement sont au programme, aujourd’hui. « Ce n’est pas irréaliste de croire à mes chances de podium, mais ça serait mon premier en carrière en descente si je réussis, a-t-elle souligné. Avant mon podium à Garmisch-Partenkirchen, je skiais aussi bien en descente qu’en supergéant. »

Retour difficile

À son retour dans une épreuve de vitesse depuis sa blessure subie au championnat mondial de 2019 en Suède, Valérie Grenier n’a pas été en mesure de compléter le parcours. « J’ai connu un bon départ, mais le parcours virait beaucoup dans la deuxième portion et je n’ai pas eu une bonne entrée, a-t-elle expliqué. J’étais en retard à chaque porte. Je suis déçue de mon ski. »

« C’est décevant, mais ce n’est pas la fin du monde étant donné qu’il s’agissait de mon retour, ajoute Grenier, qui se concentrait sur le slalom géant depuis le début de la saison. Je n’ai pas réussi à faire ce que je voulais, mais je n’ai pas eu peur. Le plan est de poursuivre le supergéant après le championnat mondial. »

Grenier participera au combiné alpin, lundi, et au slalom géant, jeudi prochain.