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Négociateur pour le tramway

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Pour mettre fin au dialogue de sourds, il serait temps pour le gouvernement et la Ville d’avoir recours à un négociateur dans le dossier du tramway et de son réseau.

Il est difficile de comprendre en quoi le fait de préciser les demandes du gouvernement et sa compréhension de ce que sont les banlieues et le centre-ville, mettrait en danger l’intégrité et l’efficacité des discussions avec la Ville.

C’est pourtant la réponse très peu convaincante offerte aux journalistes par la ministre responsable de la région, Geneviève Guilbault, hier. 

Or cette réponse illustre bien à quel point les discussions tournent en rond. Les deux parties sont campées sur leurs positions, et trop de gens tentent de faire de la petite politique sur le dos d’un projet aussi important. 

Dans cette optique, l’idée de faire appel à un négociateur apparaît des plus appropriée.

La Ville et le gouvernement devraient bien sûr s’entendre sur la personne choisie. Mais si tous deux sont réellement de bonne foi, et ont à cœur la réalisation du projet pour les gens de Québec et le développement de la région, il y a certainement moyen d’y parvenir.

Dépolitiser le dossier

La présence d’une tierce personne permettrait de démêler le vrai du faux, et de trouver un terrain d’entente à la satisfaction de tous.

Et surtout, cela aurait comme avantage d’éviter que le plus important projet de l’histoire de Québec, pour lequel le financement est bouclé, ne soit compromis par une bataille politique. Il serait inacceptable d’en arriver là. 

Cette façon de faire a été utilisée dans le passé dans d’importants dossiers, comme l’amphithéâtre, où l’ex-PDG de L’Industrielle-Alliance, Yvon Charest, avait agi comme négociateur pour la Ville auprès d’investisseurs privés.

Plus récemment, il a aussi agi comme négociateur spécial nommé par Ottawa, sur le pont de Québec.

Le premier ministre Trudeau s’est engagé hier à investir 15 milliards $ au cours des huit prochaines années pour des projets de transport en commun à travers le pays. 

Pour Québec, cela pourrait représenter une opportunité en or de réaliser le trambus pour mieux desservir encore les banlieues, dans une phase deux.

Pour avancer, toutefois, encore faut-il parvenir à s’entendre pour lancer les travaux de la première phase.