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Toronto s’attaque à la fourniture en armes

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La police de Toronto, une ville aux prises avec un problème de fusillades encore plus sérieux qu’à Montréal, a créé une unité pour enquêter sur les sources d’approvisionnement des armes à feu il y a une dizaine d’années déjà.

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« Notre travail commence généralement après que les armes aient été saisies, explique Robert DiDanieli, détective pour le Service de police de Toronto. On trouve les sources d’approvisionnement, que ce soit des États-Unis ou [du Canada]. »     

L’Unité de lutte contre les armes à feu, qui travaille au sein du Groupe de travail intégré sur les armes à feu et les gangs, existe depuis 2008. Elle est composée de neuf policiers, d’un analyste et d’un employé de bureau.

« Il faut évidemment saisir les armes à feu. Mais de remonter à la source, ça empêche plus d’armes de se retrouver dans la rue », résume le détective. 

En partenariat

Son équipe travaille avec différents partenaires, tels que l’Agence des douanes canadiennes et le Bureau de l’alcool, du tabac, des armes à feu et explosifs des États-Unis. 

« Les criminels se foutent des frontières, donc on doit aussi éliminer les frontières et travailler avec des partenaires », explique-t-il. 

À Toronto, pas moins de quatre homicides ont été recensés depuis samedi seulement, rapporte M. DiDanieli afin d’illustrer l’ampleur du phénomène. 

Le problème est si manifeste que le service de police a mis sur pied un tableau de bord des fusillades, qui est actualisé chaque semaine en toute transparence.

L’an dernier, 178 personnes ont été blessées par arme à feu tandis qu’il y a eu 39 décès dans cette ville de l’Ontario, peut-on apprendre dans cet outil accessible en ligne.

Toutes les grandes villes

Or, le sergent détective DiDanieli constate que la multiplication des fusillades n’est pas un phénomène unique à son territoire. 

« C’est vrai pour la plupart des grandes villes du Canada. Montréal est dans le même bateau, tout comme Vancouver. Les services de police [du pays] essaient différentes stratégies pour y mettre un terme », explique-t-il.

Le Service de police de Montréal a choisi une stratégie semblable à celle de Toronto en créant en décembre L’Équipe dédiée à la lutte contre le trafic d’armes. Elle aura comme mandat d’arrêter les têtes dirigeantes des réseaux de distribution.

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