/news/currentevents
Navigation

Un Hells parmi les premiers vaccinés

Le septuagénaire demeurera derrière les barreaux

Un Hells parmi les premiers vaccinés
PHOTO MARTIN ALARIE/AGENCE QMI

Coup d'oeil sur cet article

Même s’il craint toujours de contracter la COVID-19 en prison, le doyen des Hells Angels du Québec s’est de nouveau fait refuser sa libération conditionnelle, lui qui a été parmi les premiers à recevoir une dose du vaccin.

« Si le passé est garant de l’avenir, vous avez un passé de récidives. Il faut donc être extrêmement prudent dans votre situation », indique la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC), refusant de laisser Michel Langlois rentrer chez lui. 

L’homme de 74 ans purge depuis octobre 2018 une peine de 58 mois pour trafic de stupéfiants, complot en vue de faire du trafic et d’avoir chargé une personne de commettre une infraction au profit d’une organisation criminelle. 

Le septuagénaire est l’un des membres fondateurs en 1977 du premier chapitre des Hells au Canada, celui de Montréal. Il n’a pas convaincu les commissaires de la CLCC, eux qui estiment qu’il présente toujours un risque « inacceptable » pour la société. 

Langlois, surnommé « Sky », invoquait notamment les risques de contracter la COVID-19 au pénitencier pour obtenir sa libération conditionnelle. 

Vacciné début janvier

Or, on apprend dans la décision qu’il a été parmi les premiers au Canada à recevoir une dose du vaccin, ce, « dès le début janvier 2021 ». 

« La Commission est d’avis que la célérité à laquelle vous avez reçu ce vaccin et le faible taux de cas à votre établissement témoignent de la détermination du Service correctionnel du Canada à gérer adéquatement les mesures sanitaires », écrit-on. 

Toutefois, c’est surtout le peu de remords du motard, reconnu comme un trafiquant très actif et de longue date, qui a semblé inquiéter les commissaires. 

« Vous avez été incapable d’indiquer où se trace la ligne entre une criminalité acceptable et une qui ne l’est pas. La réponse est pourtant bien simple, toute activité criminelle est inacceptable », fait-on valoir. 

Il a aussi affirmé que les Hells Angels étaient simplement un « groupe de passionnés de la moto » et qu’il n’était pas près de se dissocier d’eux, même s’il affirme que sa carrière criminelle est « terminée ». 

– Avec Eric Thibault, Bureau d’enquête

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.