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Facebook appelé à ne pas réautoriser Trump sur le réseau social

Facebook appelé à ne pas réautoriser Trump sur le réseau social
AFP

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Une association particulièrement critique à l'encontre de Facebook a appelé, vendredi, le réseau social, qui doit décider s'il maintient ou non la suspension de Donald Trump, à continuer à bannir l'ancien président américain de la plateforme.

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Le conseil de surveillance indépendant du groupe reçoit jusqu'à ce vendredi des commentaires du public sur le sujet et devrait rendre son avis en avril.

Ses membres peuvent approuver le blocage du compte pour une durée indéterminée, ou imposer à Facebook de laisser revenir le milliardaire républicain évincé après les émeutes le 6 janvier au Capitole.

«Notre message est simple: annuler le bannissement de Trump serait une invitation à la violence, à la haine et à la désinformation qui coûteront des vies et saperont la démocratie», écrit dans une lettre l'association anti-Facebook, qui se fait ironiquement appeler le «Véritable Conseil de surveillance de Facebook» (Real Facebook Oversight Board).

«Certains peuvent dire que c'est une question de liberté d'expression. Ils ont tort», poursuit la missive.

«Donald Trump peut faire des entrevues. Il peut aller sur Fox News. Il peut rédiger des articles d'opinion ou envoyer des courriels», est-il remarqué. «Personne n'a le "droit" inhérent d'utiliser une plateforme de réseau social pour répandre la désinformation et inciter à la haine encore et encore ou faire amplifier son message par des algorithmes.»

Twitter, qui avait aussi décidé de bannir Donald Trump de sa plateforme pour incitations répétées à la violence, ne le laissera pas revenir, même s'il devait être de nouveau candidat à la Maison-Blanche.

«Selon nos règles, quand vous êtes évincés de la plateforme, vous êtes évincés de la plateforme, que vous soyez un commentateur, un directeur financier, ou un ancien ou actuel responsable politique», a justifié le directeur financier du groupe Ned Segal sur la chaîne d'informations financières CNBC mercredi.

L'ex-président fait actuellement face à un procès en destitution au Sénat américain où il est accusé d'«incitation à l'insurrection» dans l'assaut du Capitole.

De nombreux ONG et élus critiquent les réseaux sociaux, où des mouvements violents ont pu s'organiser depuis des années, propager des fausses rumeurs et rallier de nombreux utilisateurs.