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Je hais la St-Valentin, mais pas cette année

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Quand je travaillais en restauration, on tirait à pile ou face pour savoir qui travaillerait le soir de la St-Valentin. C’était la pire soirée de l’année parce qu’il fallait se coltiner les couples qui n’ont rien à se dire, ceux qui se mangent la face et, pire, ceux qui en profitent pour régler des comptes.

Trop d’attentes

Parlant de régler des comptes. Je pense que c’est à cause de la fois où une madame a vidé son potage Crécy sur la tête de son monsieur que j’ai un traumatisme par rapport à la St-Valentin. Les attentes sont hautes, les potentiels sujets de chicanes innombrables, et la pression d’acheter des bébelles inutiles, élevée. 

En plus, je trouve que l’homme a l’obligation d’organiser la soirée la plus romantique de sa vie et la fille, celle de porter des dessous affriolants très peu confortables (tout ça est très hétéronormatif). Mais quand même, vous essayerez de manger une fondue au chocolat avec quelque chose qui ressemble à un fil de soie dentaire entre les fesses. 

  • Écoutez la chronique d'Anaïs Guertin-Lacroix au micro de Benoît Dutrizac sur QUB radio:   

Version remastérisée

J’haïssais la St-Valentin, jusqu’à cette année. Je ne sais pas si c’est la pandémie qui m’a fait ramollir le cœur ou si c’est le manque de chaleur humaine qui me fait soudainement avoir le goût de passer une soirée digne d’une finale de télé-réalité, mais j’ai vraiment hâte à dimanche.  

Pis pas juste pour dire à mon chum dans une petite carte quétaine que je l’aime et qu’il est parfait pour moi (il a des défauts, faites-vous-en pas). Non. 

Me semble qu’il est temps, plus que jamais, de dire à nos amis-es, à notre famille et à nos enfants à quel point on tient à eux. Parce que cette année nous a appris que la vie ne tient parfois pas à grand-chose et qu’il ne faut jamais attendre qu’il soit trop tard pour dire je t’aime.

  • Écoutez la chronique de Geneviève Pettersen au micro de Benoît Dutrizac sur QUB radio: