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Frontières: ce n’est pas trop tôt...

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Ainsi, les mesures plus sévères aux frontières pour décourager les voyages non essentiels et prévenir l’arrivée des variants de la COVID‐19 entreront en vigueur le 22 février prochain.  

Ce n’est pas trop tôt. 

Ironiquement, il y a un an presque jour pour jour, Ottawa levait la quarantaine pour les premiers Canadiens rapatriés de Wuhan, l’épicentre de la pandémie. 

Le fédéral avait nolisé des vols et isolé ces voyageurs sur une base militaire durant 14 jours.

Avec le recul, la question se pose : comment sommes-nous devenus si laxistes dans la gestion de nos frontières ?  

À pareille date l’an dernier, les Canadiens qui revenaient de « zones chaudes » de l’étranger passaient 14 jours sur une base militaire. 

Il n’y avait pas de risque à prendre. Maintenant que le virus est partout, et que des variants plus contagieux se promènent, les Canadiens entrent au pays plus librement...

Cette incohérence s’ajoute à la longue liste de contradictions dont ont fait preuve nos gouvernements et autorités sanitaires depuis bientôt un an. 

Cela dit, de façon générale, nos leaders ont fait ce qu’ils ont pu avec l’information dont ils disposaient. Personne n’aimerait être à leur place. 

Le tour de vis imposé par Ottawa aux voyageurs arrive sur le tard. Cela fait deux mois que Québec l’exige. 

Le fédéral voulait prendre son temps, et certains députés au sein du gouvernement Trudeau n’étaient pas convaincus de la pertinence de ces nouvelles mesures. 

Quoi qu’il en soit, la simple menace de la mise en place d’une quarantaine obligatoire payée par les voyageurs en a déjà refroidi plusieurs. 

C’est le signe que cela fonctionne.