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Les défis de la LNI en pandémie

François-Étienne Paré LNI
Photo courtoisie, Catherine Asselin-Boulanger, Théâtre de la LNI François-Étienne Paré collabore avec le Théâtre de la LNI depuis 1999. Il a d’abord été improvisateur avant de devenir le directeur artistique en 2008.

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La COVID a donné un dur coup à l’impro. Mais le Théâtre de la LNI, qui existe depuis plus de 40 ans, a réussi à relever les défis causés par la pandémie. Au programme pour 2021 ? Des formations virtuelles, le retour de la coupe Charade et un nouveau système de votes par textos. Le Journal s’est entretenu avec l’improvisateur et directeur artistique de la LNI, François-Étienne Paré.

La LNI a connu plusieurs difficultés financières dans les dernières années. Jusqu’à quel point la pandémie a-t-elle affecté la compagnie ?

« Ç’a frappé dur en mars dernier. D’abord parce que cette période-là est la plus occupée. C’est à ce moment-là qu’on fait notre saison [de la coupe Charade] au Club Soda. Quand il y a eu l’annonce [du confinement], on perdait environ 100 000 $. Ça mettait notre survie en péril. On a dit publiquement qu’il fallait qu’on soit soutenus parce qu’on risquait de ne pas passer au travers. Les Conseils des arts ont réagi rapidement et nous ont aidés. Il a aussi fallu gérer de façon responsable et mettre des employés à pied temporairement. En ce moment, ça va bien. »

L’École d’impro de la LNI poursuit sa formation de façon virtuelle. Est-ce difficile de faire de l’impro sur un écran d’ordinateur ?

« Au début, on ne savait pas trop ce que ça allait donner. On est allés se former nous-mêmes pour être capable de donner des ateliers. Ce n’est pas la vraie chose, mais on apprend et nos élèves sont bien contents. On a huit cours par semaines et 55 élèves, adolescents et adultes. »

« On limite souvent les improvisations à deux personnes, car sinon ça devient cacophonique à l’écran. Mais il y a quand même beaucoup à apprendre. C’est un jeu qui est un peu plus proche du jeu télé ou cinéma. »

Le retour de la coupe Charade est prévu pour la fin du mois au Club Soda. Avez-vous espoir de pouvoir présenter les matchs malgré la pandémie ?

« J’ai l’impression qu’on va pouvoir faire quelques représentations. L’an dernier, on n’a pu faire qu’une demi-saison et tout le monde avait envie de rejouer dans la même équipe. À la LNI, on est autodiffuseur et le Conseil des arts nous soutient. Il nous encourage à programmer et si jamais les représentations n’ont pas lieu, la subvention va être maintenue et on va honorer les cachets des artistes, des techniciens et de toute l’équipe. »

Vous avez mis en place un nouveau système de vote pour les matchs ?

« Oui, ce sera un système de votes par textos ! En raison de la COVID, on ne voulait pas distribuer de cartons ni de claques, pour diminuer les contacts avec les objets. On aurait pu faire voter les gens à main levée, mais ça fait quelques années qu’on pense à un système de votes automatisé. L’occasion était bonne pour le tester. » 


La nouvelle saison de la coupe Charade du Théâtre de la LNI commencera le 22 février, si les mesures sanitaires le permettent. Pour plus d’infos : cliquez ici.