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Affaire Jérémy Gabriel: Mike Ward devant la Cour suprême lundi

L'humoriste Mike Ward
Photo Chantal Poirier L'humoriste Mike Ward

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C’est lundi que l’humoriste Mike Ward sera entendu par la Cour suprême du Canada dans l’affaire qui l’oppose à Jérémy Gabriel, près de 10 ans après le début de cette saga.

L’artiste s’adressera au plus haut tribunal du pays pour ne pas avoir à verser 35 000$ au jeune homme aujourd’hui âgé de 24 ans.

Mike Ward a été condamné en première instance à cause de blagues salées qu’il faisait au sujet de Jérémy Gabriel, dans le spectacle Mike Ward s’expose, entre 2010 et 2013.

Atteint du syndrome de Treacher-Collins, celui que le public québécois a surnommé «le petit Jérémy» a été moqué sur son physique lors de 230 représentations dans le cadre de cette tournée.

À l’époque, Jérémy Gabriel était mineur. Malgré les demandes de l’adolescent pour que cessent les blagues le concernant, Mike Ward a persisté. Jugeant que ces blagues lui portaient atteinte, il a intenté une poursuite contre l’humoriste.

Le Tribunal des droits de la personne lui a donné raison en 2016, obligeant Mike Ward à verser 35 000$ au jeune chanteur et 7000$ à sa mère.

L’humoriste a contesté la décision, mais la Cour d’appel a confirmé en partie le jugement en novembre 2019, exemptant seulement l’humoriste pour les 7000$ accordés à la mère de la victime.

  • Écoutez l'entrevue avec Me Julius Grey, avocat de Mike Ward:

Mais Mike Ward en fait une affaire politique et il a toujours dit qu’il était prêt à aller jusqu’en Cour suprême au nom de la «liberté d’expression».

«J’vous le di[s] tout de suite, j’aime mieux faire de la prison que de payer cette amende!» a-t-il déjà écrit sur sa page Facebook.

Le tribunal a finalement accepté cet été d’entendre sa cause.

Jérémy Gabriel serein

À quelques jours de la première audience par visioconférence, Jérémy Gabriel a donné une entrevue cette semaine au Journal de Québec dans laquelle il s’est dit «serein», ayant confiance que la justice tranchera en sa faveur pour une troisième fois.

Il a confié cependant avoir hâte de tourner la page sur cette histoire, lui qui a reçu des menaces de mort à cause du combat qu’il mène.

«J’étais un enfant, un enfant handicapé qui devait vivre avec ça, mais qui en plus a dû apprendre à vivre avec l’intimidation et le résultat d’un spectacle qui a brisé toute mon adolescence et une bonne partie de mon âge adulte», a réitéré le jeune homme, que l’on a connu en 2006, alors qu’il n’était âgé que de 9 ans et qu’il avait été invité au Vatican pour chanter devant le pape Benoit XVI.