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Elle a fait du couponing une entreprise!

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La pandémie a fragilisé le portefeuille de nombreux Québécois, notamment quand vient le temps de payer l'épicerie. Une femme de Saint-Samuel-de-Horton a peut-être trouvé une solution : elle économise des milliers de dollars grâce au couponing. 

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Katheryne Aubert, alias Miss Coupon, est maman d’une petite fille de quatre ans. Lorsqu’elle est tombée enceinte, elle n’avait pas de source de revenus, pas d’emploi. Elle a donc débuté le couponing, soit de collectionner les coupons-rabais dans le but de faire des économies.

«Je peux comprendre ce que certaines personnes ont vécu pendant la pandémie, parce que j’ai moi-même passé par là, à ne pas savoir si je vais être en mesure de mettre un repas décent sur la table», explique-t-elle. 

Aujourd’hui, elle a sa propre entreprise, Miss Coupon, qu’elle opère à temps plein, où elle donne des formations et des astuces sur sa passion.

Et des bons coups, elle en compte plusieurs.

Elle a notamment payé 3$ pour une épicerie d’une valeur de 900$. Quatre paniers bien remplis. «Ça m’est déjà arrivé de me faire payer pour mes achats», dit-elle, en présentant une facture de 150$ de produits, mais une remise en argent de 6,55$.

Elle fait des économies en or grâce aux coupons papier, mais aussi aux applications, aux programmes de fidélité et de points et sur les sites web d’échantillons.

Grâce à ses rabais, elle réussit également à magasiner des surplus et les donner aux gens dans le besoin. 

Elle prépare des sacs de nourriture et de produits d’hygiène féminine pour les itinérants de Montréal. 

Mini-épicerie chez elle!

Elle met sa fille à contribution quand elle prépare les paquets, question de lui inculquer les valeurs du partage à sa façon. Elle y met de son temps, mais pas de son argent, ou presque. Tout ce qu’elle offre, elle l’a obtenu gratuitement ou à moindres frais grâce aux coupons.

Chez elle, son bureau a des airs de mini épicerie. Elle a sa propre réserve de produits, classés méthodiquement dans des étagères. On y retrouve de tout : déodorant, savon à vaisselle, pâtes alimentaires, etc. «Je n’ai pas eu à me battre pour du papier de toilette en début de pandémie, disons», rigole-t-elle.

Katheryne Aubert souhaite défaire les préjugés entourant le couponing. 

Elle encourage aussi ceux qui n’osent pas l’essayer de le faire et de laisser la crainte du jugement des autres de côté. «Je suis aussi une personne gênée, mais quand j’ai vu toutes les économies que je faisais, la gêne a pris le bord.»