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Irak: des roquettes visent une base aérienne abritant des troupes étrangères

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BAGDAD | Au moins trois roquettes ont visé l’aéroport d’Erbil, dans le nord de l’Irak, l’une d’elles ayant atteint un complexe militaire où sont basés des soldats de la coalition internationale menée par les États-Unis, ont indiqué lundi à l’AFP deux sources sécuritaires. 

C’est la première fois que de tels tirs prennent pour cible des installations militaires ou diplomatiques en Irak depuis presque deux mois.

Aux environs de 21h30 locales (13h30 au Québec), un correspondant de l’AFP a entendu plusieurs puissantes explosions dans la banlieue nord-ouest d’Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan.

Des sources sécuritaires irakiennes et occidentales ont expliqué à l’AFP qu’au moins trois roquettes avaient été tirées en direction de l’aéroport.

Deux d’entre elles sont tombées sur des zones résidentielles de la périphérie de la ville, a précisé l’une de ces sources, sans être en mesure d’indiquer dans l’immédiat si des victimes étaient à déplorer.

Des installations militaires et diplomatiques occidentales ont été prises pour cibles depuis l’automne 2019 par des dizaines de roquettes ainsi que par des attaques à la bombe sur le réseau routier, mais la plupart de ces actions étaient menées à Bagdad.

Des responsables américains et irakiens en ont attribué la responsabilité à des milices pro-iraniennes, telles que le groupe Kataeb Hezbollah ou Asaïb Ahl al-Haq qui lutte contre la coalition menée par les États-Unis.

Cette coalition internationale opère depuis 2014 en Irak pour aider les forces locales dans leur combat contre le groupe jihadiste État islamique. Depuis la défaite de ce dernier, ces troupes étrangères ont été réduites à 3 500 militaires dont 2 500 sont américains.

La quasi-totalité de ces unités étrangères sont stationnées dans le complexe militaire à l’aéroport d’Erbil, a indiqué à l’AFP une source de la coalition.

La plupart des attaques à la roquette se concentraient jusqu’à présent sur la coalition et sur des membres du personnel diplomatique américain à Bagdad.

Les États-Unis avaient menacé en octobre de fermer leur ambassade si ces attaques ne cessaient pas, après quoi plusieurs factions irakiennes pro-Iran ont accepté une trêve.

Mais il y a eu depuis plusieurs violations, la plus récente avant l’attaque de lundi soir à Erbil ayant été le tir de plusieurs roquettes contre l’ambassade américaine fin décembre.