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La leçon de Fleury

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Photo AFP Comme la majorité des gardiens, Marc-André Fleury est à son mieux lorsqu’il joue souvent.

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Marc-André Fleury est en feu chez les Golden Knights de Vegas et on devrait en tirer une leçon à Montréal : utiliser plus souvent Carey Price, même si ses statistiques sont présentement inférieures à celles de Jake Allen. 

Je sais que les mots « repos » et « alternance » sont à la mode depuis deux ou trois ans dans la LNH lorsqu’on parle de gardiens, mais à mon avis, on exagère et ce n’est qu’une tendance passagère. Les gardiens sont plus en forme que jamais.  

On ne reviendra pas à des saisons de 75 matchs à la Martin Brodeur, mais on verra plus de gardiens dépasser le cap des 60 matchs. Les entraîneurs doivent être conscients que pour amener un gardien d’élite au sommet de sa forme, ils doivent le faire jouer souvent.  

Comme je le disais la semaine dernière, exceller devant le filet est davantage une question de rythme et de confiance que de repos. C’est comme ça depuis toujours et Fleury l’a démontré de nouveau à ses quatre sorties de la semaine, dont trois en quatre jours dans lesquels il a été étincelant. 

Son adjoint, Robin Lehner, aurait probablement joué deux fois normalement, mais il était blessé. Le point à retenir est que Fleury a joué plusieurs matchs sur une courte période et qu’il était à son mieux. Il n’a donné que deux buts à ses trois plus récentes sorties. 

J’ai hâte de voir la suite. Lehner est un bon gardien et il a la faveur de l’organisation. L’entraîneur-chef, Peter DeBoer, va lui donner toutes les chances, mais j’ai l’impression que Fleury est parti pour une grosse saison et qu’il forcera la main à DeBoer.  

À Julien d’aider Price 

La blessure de Lehner a aidé Fleury et, à Montréal, c’est Claude Julien qui devrait aider Price en lui donnant quelques départs d’affilée. Que Jake Allen joue aussi, c’est normal. On voulait un substitut de qualité et enfin on en a un, mais Price n’atteindra pas son pic si on ne le laisse pas enchaîner les matchs.  

Il a très bien fait samedi à Toronto et le Canadien se prépare pour une série de cinq parties en huit jours. J’aimerais voir Price en jouer quatre. 

Regardez les gardiens qui dominent présentement. Ils disent tous qu’ils sont meilleurs lorsqu’ils jouent souvent, que ce soit Connor Hellebuyck, Jacob Markstrom, Philipp Grubauer, Andrei Vasilevskiy ou Fleury. 

Les statistiques d’Allen sont bien meilleures que celles de Price, et ça m’agace un peu. Par contre, dans un mois, ça devra au moins se comparer ou être à l’avantage de Price.

La LNH est une ligue de résultats et Price devra livrer la marchandise, peu importe la façon dont Julien l’utilise. C’est ce qu’a fait Fleury à Vegas en début de saison.  

À mon avis, on ne tirera pas le meilleur de Price tant qu’il ne jouera pas plus souvent. Qu’Allen dispute deux ou trois matchs d’affilée s’il le mérite, ça ne me pose pas de problème et ça pourrait bien arriver. Ça serait une première depuis les jours de Jaroslav Halak. 

Plus facile lorsqu’on gagne 

Par contre, il faudra vraiment donner le filet à Price à un certain moment si le CH veut aller loin en séries. Il faut l’aider à trouver son rythme. Je ne crois pas au système d’alternance 1-1-1-1 et nous en sommes presque là actuellement. Vous n’aurez jamais un gardien au maximum de son potentiel avec cette formule, et on veut Price à son meilleur. 

Price a joué souvent dans les dernières années derrière une équipe qui en arrachait. Un gros volume de matchs est beaucoup moins éreintant avec une équipe qui gagne, comme la formation actuelle du CH.

Price est capable d’en prendre et il doit jouer plus souvent. 

-Propos recueillis par Gilles Moffet 

ENTREFILETS

Tatar rayé de la formation 

On a eu une autre preuve, samedi soir, à quel point le Canadien est une équipe avec de la profondeur. Claude Julien a rayé Tomas Tatar de l’alignement dans un match important contre les Maple Leafs de Toronto. Il n’aurait jamais pu se le permettre dans les années passées. Julien a des options et il peut diriger à son goût. Parlant de profondeur, Paul Byron s’est même retrouvé au ballottage. 

Les nouveaux Penguins 

L’embauche de Brian Burke et de Ron Hextall à la tête du département hockey des Penguins de Pittsburgh laisse entrevoir plusieurs changements. J’aurais aimé voir Mario Lemieux à titre de président hockey, mais l’illustre propriétaire des Penguins a bien mérité le droit de faire ce qu’il veut. J’ai hâte de voir comment on va relancer les Penguins. 

Le tir de Pacioretty  

On adore Nick Suzuki à Montréal, mais les Golden Knights de Vegas sont bien fiers de Max Pacioretty. Il a déjà sept buts à sa fiche et il a marqué le seul but du match, dimanche, en battant Philipp Grubauer avec un excellent tir des poignets. La rapidité de son exécution a surpris le gardien de l’Avalanche. 

Bobrovsky fait jaser 

Ça parle de gardiens en Floride. On croit de moins en moins en Sergei Bobrovsky et il coûte 10 millions par saison. C’est cher payé pour un gars qui joue un bon match sur deux. Il est sous contrat jusqu’à la saison 2025-2026. Il peut encore faire des arrêts magiques, mais il manque de structure dans son jeu et fait trop de gestes inutiles. Il a accordé six buts deux fois à ses quatre dernières sorties. L’entraîneur des Panthers, Joel Quenneville, lui donne toutes les chances possibles.