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Les partis d’opposition pressent le gouvernement d’aller de l’avant avec le tramway

La cheffe parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé
Photo d'archives La cheffe parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé

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Le nouveau rapport du vérificateur général de la Ville de Québec démontre que le gouvernement doit donner le feu vert au projet de réseau structurant de toute urgence, estiment les partis d’opposition à l’Assemblée nationale.

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Dans son rapport présenté mardi, Michel Samson estime que chaque année de retard dans la réalisation du projet de tramway pourrait se traduire par des coûts additionnels de 100 millions de dollars. 

«Ça ne prend pas un rapport ni la tête à Papineau pour savoir ça», a réagi en point de presse la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé.

«C'est alarmant [...] c’est énorme», a renchéri en entrevue le député solidaire de Jean-Lesage, Sol Zanetti. 

Ironiquement, plus la CAQ retardera l’approbation du projet, plus la desserte dans les banlieues sera affectée, a-t-il analysé, puisque la Ville n'a d'autre choix que de réduire la portée du projet pour respecter le budget maximal de 3,3 milliards. 

«Ça veut dire que, s'ils attendent quatre ans, c'est l'équivalent du prix du Centre Vidéotron qu'il faudra retrancher», a-t-il illustré. 

«Paradoxal», dit le PLQ

«C’est un peu paradoxal, a commenté dans le même sens la députée libérale Marwah Rizqy. La CAQ dit vouloir absolument respecter l’enveloppe budgétaire, mais, d’un autre côté, le retard et les frais supplémentaires qui s’accumulent lui sont imputables.» 

La porte-parole du PLQ pour la Capitale-Nationale croit par ailleurs que le fait de tabler sur une phase 2 comme celle évoquée lundi par le maire de Québec, Régis Labeaume, pourrait aider à dénouer l’impasse entre la Ville et le gouvernement. 

«Le fédéral a annoncé 15 G$ de plus en transport collectif. On attend quoi pour sécuriser des sommes pour la Capitale-Nationale?» a soulevé la députée de Saint-Laurent. 

«Que ce soit le tramway, que ce soit le troisième lien, présentement, il n'y a rien qui se passe au niveau du gouvernement», avait dénoncé un peu plus tôt la cheffe libérale Dominique Anglade.

Bonnardel refuse de commenter

«Chaque année perdue amène des coûts supplémentaires, et c’est toute la région de la Capitale-Nationale qui est privée de son réseau structurant en transport collectif à cause des délais créés par la CAQ», a constaté de son côté le porte-parole péquiste en matière de transports, Joël Arseneau. 

«La CAQ doit arrêter de traiter Québec différemment de Montréal, a-t-il insisté. Ses demandes pour le tramway sont volontairement floues, car elle a un malaise avec les transports collectifs.» 

Le ministre des Transports, François Bonnardel, a refusé de commenter les inquiétudes soulevées par le vérificateur général de la Ville de Québec. 

«Tout cela est spéculatif et nous connaîtrons les coûts seulement à la fin du projet», a indiqué l’attachée de presse du ministre Bonnardel, Florence Plourde. 

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