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Les salles de spectacles vont attendre

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Si les cinémas ont obtenu le feu vert pour une réouverture, les salles de spectacles sont résignées à attendre encore un peu. Tant qu’il y a un couvre-feu à 20 h, leur réouverture est « impossible », soutiennent des diffuseurs.

« Le principal frein, pour les diffuseurs de spectacles, ça demeure le couvre-feu à 20 h », explique Julie-Anne Richard, à la tête de RIDEAU, organisme qui regroupe 350 salles et festivals. 

« Pour l’instant, il n’y a pas encore de mesures mises de l’avant par le gouvernement qui permettraient aux gens qui auraient assisté à des spectacles de déroger au couvre-feu avec la présentation de leur billet. Alors c’est pratiquement impossible. C’est un casse-tête sans fin pour peu de résultats », ajoute-t-elle. 

« Le gros bon sens, c’est d’attendre encore un peu pour que les salles puissent opérer dans des conditions qui sont plus favorables. Au point où on en est, trois semaines de plus pour rouvrir dans de meilleures conditions et pour de bon, je pense que le jeu en vaut la chandelle », soutient Julie-Anne Richard. 

Il est beaucoup plus facile d’ouvrir un cinéma qu’une salle de spectacles, estime le directeur général de la Salle Albert-Rousseau à Québec, Claude Désormeaux. « Nous, ça demande de quatre à six semaines de mise en place avant d’asseoir des gens dans la salle. Ce n’est pas simple », explique-t-il.

François Legault a soutenu mardi qu’« avoir des productions dans les salles de spectacles d’ici le 26, ce n’est pas très réaliste. Je pense qu’on peut occuper plus d’enfants avec les cinémas », a-t-il expliqué. 

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« On se sent ignorés »

Même si les artisans du spectacle sont durement touchés, le directeur de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec, Luc Fortin, préfère attendre une réouverture permanente.

« Il ne faut pas ouvrir et qu’on referme ensuite, appréhende-t-il. On a connu ça au mois d’octobre et ç’a fait beaucoup de dommages au milieu. Ç’a été très dur sur le moral. J’aime mieux attendre deux, trois semaines, mais que si ça ouvre, ça va rester ouvert. On ne peut plus supporter qu’on joue au yoyo. »

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Luc Fortin a toutefois été déçu par le point de presse de mardi, puisqu’il reste dans le néant. 

« Il n’y a aucun signal clair pour le milieu des arts vivants, commente-t-il. Nous aurions espéré un peu plus de sensibilité ou d’intérêt de sa part à notre égard. On se sent ignorés encore une fois. » 

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