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Moins cher que prévu pour la quarantaine à l'hôtel, avancent des hôteliers

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Le séjour obligatoire à l'hôtel pour les voyageurs qui arriveront au Canada en avion dès lundi prochain pourrait être moins coûteux que les 2000$ avancés par Ottawa, a appris TVA Nouvelles en sondant le terrain auprès d'une dizaine d'hôtels sélectionnés aux abords de l'aéroport Montréal-Trudeau.

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Chose certaine, les hôteliers rencontrés mardi en après-midi s’attendent à recevoir de nombreux voyageurs qui auront l’obligation d’y rester quelques jours, jusqu’à ce qu’ils reçoivent un résultat négatif après avoir passé un test de COVID-19.

Les inspecteurs de l’Agence de la santé publique du Canada ont d’ailleurs fait une tournée des lieux durant la journée, car les hôteliers ont encore beaucoup de questions, notamment sur les tarifs à imposer, la logistique entourant les repas et la surveillance des voyageurs.

Il est cependant peu probable que le court séjour obligatoire à l’hôtel coûte 2000$, ont avancé des hôteliers. Ceux-ci admettent que leurs tarifs vont augmenter pour couvrir divers frais, mais pas de là à vider le porte-monnaie des clients.

«On voit qu’il y a plusieurs catégories d’hôtels qui se retrouvent sur cette liste, donc on peut s’attendre à des tarifications qui peuvent varier en fonction de l’établissement. Le montant de 2000$ nous avait été donné, semble-t-il, à titre indicatif par le gouvernement fédéral. Maintenant, ce qu’on attend, c’est que la tarification par personne n’avoisinera pas les 2000$», a affirmé la présidente-directrice générale de l’Association des hôteliers du Grand Montréal, Eve Paré.

En plus d'évoquer un montant de plus de 2000$, Justin Trudeau avait laissé entendre que les voyageurs devraient passer trois jours à l'hôtel. Encore là, sur le terrain mardi, les hôteliers laissaient pourtant entendre que cela n’est pas coulé dans le béton, puisque les résultats de tests peuvent être transmis en 24 heures.

«C’est effectivement ce que l’on semble comprendre de notre côté. À partir du moment où le client reçoit un test négatif à la suite de son arrivée, il pourra quitter l’hôtel. Ce qui reste cependant à déterminer, ce sont les politiques d’annulation des réservations. Il n’y a pas encore de directives établies à ce moment-ci. On le saura bientôt. Chose certaine, il sera important pour le client de vérifier quelles seront les modalités d’annulation s’ils sont en mesure de quitter plus rapidement», a souligné Mme Paré.

Ces hôtels qui affichent à peine 20% d’occupation s’attendent à voir ce taux augmenter considérablement en début de semaine prochaine. D’ici là, ils vont s’affairer à mieux comprendre les lignes directrices opérationnelles à suivre.