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Une nouvelle version de Kean

La pandémie de coronavirus a été positive pour le poids lourd

Gala Eye of the Tiger Management
Photo d'archives, Martin Chevalier Simon Kean lors du combat de championnat WBC International Silver des poids lourds, le 7 décembre 2019.

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On pourrait voir une version 2.0 de Simon Kean, le 17 avril à Québec, alors qu’il affrontera l’Albertain Stan Surmacz. 

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Au cours des derniers mois, Kean (19-1, 18 K.-O.) a travaillé fort avec son nouvel entraîneur, Vincent Auclair, afin de peaufiner son style. La collaboration entre les deux hommes porte déjà ses fruits. 

« Je donne beaucoup de mérite à Vincent pour ce qui se passe dans le gymnase, a souligné Simon Kean lors d’une vidéoconférence. J’ai retrouvé la joie d’être au gymnase. 

« Lorsque j’apprends une nouvelle notion, je ne sors pas du gymnase tant que je ne l’ai pas complètement assimilée. Parfois, j’ai besoin de répéter plus et d’avoir plus de temps que les autres pour que ça devienne un automatisme. »

Kean n’a pas voulu entrer dans les détails techniques de son travail avec Auclair. Cependant, il est clair qu’il veut devenir un boxeur plus complet. 

« On a surtout travaillé sur des trucs de base, comme ma défensive, ma garde, ma stabilité et mes déplacements », a-t-il précisé. 

À quoi peut-on s’attendre de sa part contre Surmacz (12-1, 7 K.-O.) ?

« Ce n’est pas un combat que j’ai pris à la légère, a mentionné Kean. J’ai besoin d’une victoire et c’est tout ce qui compte. On vise la perfection dans ce duel. »

Changement bénéfique

En plus de changer d’entraîneur, Kean a décidé de s’établir à Montréal. Il s’entraîne maintenant au gymnase de Marc Ramsay avec Auclair. Un changement d’air qui lui a fait le plus grand bien. 

« Je ne veux pas revenir sur ce qui s’est passé au gymnase Performance de Trois-Rivières, a souligné Kean. J’étais très dévoué et les entraîneurs devaient me mettre dehors pour que j’arrête de m’entraîner. 

« C’était une question d’ambiance. Je n’avais plus la même passion et l’envie d’aller au gym. À un certain moment, je me suis même demandé si j’aimais encore la boxe. »

Il a constaté une différence notable lorsqu’il a débarqué au gymnase de Ramsay. 

« J’ai retrouvé la passion de m’entraîner, a ajouté Kean. L’important, c’est qu’on aille tous dans la même direction. »

Quoi qu’il en soit, Kean est dans de bonnes dispositions pour la suite de sa carrière. Par ailleurs, il vient de signer un nouveau contrat à long terme avec Eye of the Tiger Management (EOTTM).

Lemieux et les critiques

Gala Eye of the Tiger Management
Photo d'archives, Chantal Poirier

Du côté de David Lemieux (42-4, 35 K.-O.), il est affamé concernant son affrontement contre le Polonais Robert Talarek (24-13-3, 16 K.-O.).

« J’ai une belle opportunité de laisser une belle marque dans la catégorie des 168 lb, a indiqué l’ancien champion du monde. Je vais être prêt à épater la galerie.

« Je n’ai pas encore commencé à étudier Talarek, mais je sais qu’il va apporter certaines difficultés à la table. Ça sera à moi de trouver des solutions. »

Depuis sa défaite contre Billy Joe Saunders en 2017, Lemieux a souvent été critiqué pour la qualité de ses adversaires. Ce fut la même chose lors de l’annonce de son combat du 17 avril. 

« Je comprends la ‘game’ de la boxe et il y a toujours des critiques. Il y en aura toujours et je ne les écoute pas trop, a ajouté Lemieux. Je veux me battre contre de gros noms, mais ça prend des combats, comme celui de Talarek, pour m’y rendre. 

« De plus, avec la pandémie, ce n’est pas facile d’avoir des combats. Je souhaite demeurer actif. J’aimerais avoir une année chargée, avec une belle brochette de combats. »


Il est possible que le combat d’Arslanbek Makhmudov, qui devait avoir lieu le 20 mars, soit repoussé de quelques semaines. Il aurait un adversaire d’un bon niveau pour l’occasion.

Erik Bazanyan pourrait remonter sur le ring en avril, selon Camille Estephan. Tout comme Yves Ulysse Jr, dans un duel d’envergure.