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Télétravail: les dessous du rêve

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Ah ! Le télétravail. Comme c’est parfait. On peut se lever de sa chaise de bureau quand on veut pour aller se faire un bon café, prendre une pause bien méritée à l’heure du lunch pour décrocher vraiment.

On choisit nos horaires, on travaille en fonction de nos heures individuelles de plus grande productivité, en fait, comme un travailleur autonome ! Du moins, c’est ce qu’on croit.

Les dessous du rêve

Pour prévenir la propagation de la COVID-19, bon nombre d’entreprises et d’organisations ont demandé à leurs travailleurs d’effectuer leur tâche à partir de la maison.

Le bonheur, me direz-vous ? Pas tellement, finalement.

Le linge mou qu’on aimait tant au printemps dernier cachait de nombreux effets secondaires qui sont vite apparus.

Le télétravail, c’est bien, mais ce n’est ni pour tout le monde ni pour toujours. Après un an, l’isolement se fait sentir, le moral diminue et la productivité avec lui.

C’est cool, travailler de la maison, mais c’est pas mal moins agréable quand votre employeur veut savoir combien de temps par jour vous passez sur votre ordinateur, combien d’onglets vous avez ouverts dans votre navigateur web pendant les heures de travail, quels sites vous fréquentez et combien de minutes vous avez passées au téléphone.

Et l’avenir dans tout ça ?

Si la poursuite éternelle du télétravail est une source de réjouissances pour certains, elle est une cause de stress pour d’autres.

C’est que le télétravail risque de précariser les emplois.

Combien d’entreprises vont vouloir convertir des postes d’employés en contrats précaires pour des pigistes ?

Si le travail n’a plus besoin de se faire sur place, qu’est-ce qui empêche votre patron de le confier à un fournisseur à l’étranger, qui demandera une fraction de votre taux horaire pour une prestation semblable ?

Et qu’adviendra-t-il des réclamations pour maladies professionnelles ? Les contestations pour des problèmes liés à l’ergonomie des postes de travail vont monter en flèche !