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Un petit trou dans le mur Markstrom

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Le Rogers Arena de Vancouver a été le théâtre d’un suspense palpitant, samedi. D’un côté, une équipe désespérée déterminée à mettre fin à une série de six défaites, les Canucks. De l’autre, un gardien dominant, celui des Flames, Jacob Markstrom, un ancien Canuck. 

Ce fut tout un spectacle ! Les Canucks ont bûché comme des enragés pour déjouer Markstrom (8e au classement) deux fois seulement sur 45 tirs. Ce fut suffisant pour l’emporter par 3 à 1, incluant un but dans un filet désert. 

Markstrom arrêtait tout, mais l’acharnement des Canucks a payé en fin de troisième lorsque le défenseur Tyler Myers a transporté la rondelle du cercle gauche au cercle droit pour enfin tirer et trouver une mince ouverture dans le mur Markstrom. La rondelle est passée dans le trou numéro six, ce petit espace entre le corps et le bras du côté du bâton.  

L’athlétique Suédois de 6 pi 6 po s’en voulait d’avoir « gaspillé » une performance magistrale, mais lorsqu’une équipe tire 45 fois, la loi de la moyenne finit habituellement par s’appliquer.  

Dame Chance et les léthargies 

Deux autres « léthargies » ont pris fin samedi avec des buts « inélégants ». Les Sénateurs ont mis fin à une séquence de quatre défaites avec une déviation au vol de Brady Tkachuk alors qu’il ne restait que neuf secondes à la troisième période à Winnipeg. Le gagnant du trophée Vézina, Connor Hellebuyck, n’y pouvait rien.

Un peu plus tard à Toronto, Brendan Gallagher stoppait une séquence de deux revers du Canadien en passant le balai après un tir de Jeff Petry, au grand dam de Frederik Andersen, qui a volé deux victoires dans la semaine.  

L’effort mental de Hogberg 

Il faut saluer l’effort mental de Marcus Hogberg dans la victoire surprise de 2 à 1 des Sénateurs sur les Jets, samedi.

Le Suédois en a arraché cette saison. Il perd souvent ses poteaux et se sort des lignes de tir. La bonne nouvelle est que se « planter » sur la ligne bissectrice au bon moment est un point relativement facile à corriger, pour autant que le gardien surmonte son anxiété. En l’absence de Matt Murray, Hogberg avait un autre test contre les Leafs, hier soir. 

La filière de l’Arizona 

Mike Smith a réussi son retour à Edmonton et c’est toujours un plaisir de le voir à l’œuvre, bien ancré dans le fond de sa zone bleue. Il n’a alloué qu’un seul but en deux matchs et il a blanchi les Canadiens. Smith est un disciple de Sean Burke et par la bande, de l’entraîneur de gardiens Benoît Allaire.  

Sous la tutelle d’Allaire à Phoenix, Burke a démontré au début des années 2000 qu’il était possible d’avoir du succès dans la LNH en jouant profondément devant son filet. Allaire a utilisé cette approche non conventionnelle avec Henrik Lundqvist lorsqu’il a rejoint les Rangers en 2005, et n’en déplaise aux puristes, Lundqvist fut le gardien le plus constant de la LNH pendant 15 ans.  

Quant à Smith, il a relancé sa carrière avec les Coyotes en 2011-2012, sous les conseils de Burke. Avec Allaire (Benoît), Burke, Smith et Lundqvist, on peut parler de la filière de l’Arizona, même si Lundqvist n’y a mis les pieds que comme gardien visiteur. 

Price au-dessus de ,900 

Carey Price a amélioré son taux d’efficacité à ,901 et il occupe le 29e rang de notre classement. Il a terminé au 1er rang en 2018-2019 et au 4e l’an dernier derrière Connor Hellebuyck, Andrei Vasilevskiy et Tuukka Rask. Comme il joue moins souvent cette saison, il lui sera difficile de terminer dans le top 5.