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Vaccin: aurons-nous le luxe de choisir

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Entre le ras-le-bol généralisé et la menace d’une troisième vague, qui ne voudrait pas se faire vacciner au plus vite ?

Dans le contexte actuel, difficile d’être pointilleux sur la marque du vaccin. Pfizer, Moderna, leur efficacité face à la COVID traditionnelle est amplement démontrée. Le choix ne serait pas déchirant.

Mais qu’en sera-t-il si le variant britannique s’impose comme souche dominante d’ici le mois d’avril ? Qu’en sera-t-il surtout lorsque d’autres vaccins seront disponibles, les Astra-Zeneca, Johnson & Johnson et Novavax de ce monde ?

Le choix sera bien moins clair. Un dilemme éthique s’imposera pour nos décideurs. Nous laisseront-ils décider du vaccin de notre choix ?

Pas tous égaux

Pour l’instant, on croit que les vaccins de Pfizer et Moderna sont presque aussi efficaces contre la souche britannique de la COVID, mais beaucoup moins contre la souche sud-africaine. 

Les vaccins de Novavax et de J&J ont une efficacité entre 57 et 85 % contre ces deux souches. 

Quant au vaccin de Astra-Zeneca, l’Afrique du Sud a carrément suspendu sa distribution car on jugeait la protection insuffisante face au variant qui balaie le pays.

La question se posera donc rapidement : quelle tranche de la population aura droit à quel vaccin ?

Les aînés, plus fragiles, auront les meilleurs, les plus jeunes les moins fiables ?  

Ou aurons-nous le luxe de choisir, quitte à attendre quelques semaines de plus pour avoir la Cadillac du vaccin anti-COVID ? 

Un choix de société

Certains plaideront pour le libre choix. 

D’autres feront valoir que l’objectif est d’avoir une protection minimale pour le plus grand nombre afin de limiter les hospitalisations et réduire les décès.

Le terreau sera fertile pour les conspirationnistes.

Le gouvernement ferait bien de préparer le terrain. Car au rythme où émergent de nouveaux variants, cette valse entre le virus et les vaccins risque de durer encore longtemps.