/news/society
Navigation

Aucune discussion avec Mike Ward: «C’est mon plus grand regret», dit Jérémy Gabriel

Coup d'oeil sur cet article

L’eau a coulé sous les ponts depuis que Mike Ward a fait des blagues sur Jérémy Gabriel. La bataille judiciaire opposant l’humoriste au chanteur s’est même transportée en Cour suprême où les juges du plus haut tribunal du pays auront à trancher sur la liberté d’expression. 

• À lire aussi: La cause de Mike Ward intéresse des médias à l’extérieur du Québec

• À lire aussi: Atteinte à ma liberté d’expression

• À lire aussi: Affaire Jérémy Gabriel: peut-on rire d'un enfant handicapé?

Mike Ward a été refusé de verser les 35 000 $ au jeune Jérémy, qui est atteint du syndrome de Treacher Collins, à titre de réparation pour s’être moqué de lui à 230 reprises dans son spectacle, de 2010 à 2013.

  • Écoutez l'entrevue de Jérémy Gabriel avec Sophie Durocher sur QUB Radio :

«Je n’ai jamais voulu que l’on en fasse une affaire personnelle. Je voulais responsabiliser M. Ward sur ses propos. L’humour ne donne pas l’immunité», a soutenu Jérémy Gabriel, mercredi, en entrevue à LCN.

Le jeune homme de 24 ans affirme qu’il n’a jamais mené son combat pour l’argent.

«Le montant accordé est très petit. Passer 10 ans de sa vie sur ça pour 35 000 $, j’aurais abandonné. [...] C’est plus grand que tout ça. Et aujourd’hui tout a une plus grande portée avec les médias sociaux», a dit Jérémy Gabriel.

Tout au long des procédures judiciaires, le chanteur et Mike Ward se sont retrouvés dans les mêmes salles de cour. Jamais l’humoriste n’a tenté de lui parler, fait savoir Jérémy Gabriel.

«Quand on a déposé la plainte en 2012, c’était d’aller chercher réparation, de discuter, de lui faire prendre conscience de l’impact que son spectacle et ses capsules ont eu sur ma vie. M. Ward tenait mordicus à aller en procès. C’est mon plus grand regret qu’il n’y ait pas eu de discussion, mais il n’est jamais trop tard», a souligné Jérémy Gabriel.

La Cour suprême du Canada a pris en délibéré la cause opposant Mike Ward et Jérémy Gabriel au terme d’une demi-journée de plaidoiries, lundi dernier.