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Bulle familiale de François Legault: la CAQ ne portera pas plainte contre le PQ

Le premier ministre du Québec, François Legault
Photo Stevens LeBlanc Le premier ministre du Québec, François Legault

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Même s’il accuse le Parti québécois d’avoir versé dans l’illégalité en consultant la liste électorale pour enquêter sur les enfants du premier ministre, le gouvernement Legault n’entend pas porter plainte. 

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C’est ce qu’a indiqué l’attachée de presse de François Legault, Nadia Talbot, mercredi.

«On va laisser le soin au DGEQ [Directeur général des élections du Québec] de décider s'il enquête ou non», a-t-elle précisé.

Mardi, au Salon bleu, le ministre des Transports, François Bonnardel, a reproché au Parti québécois (PQ) d’avoir agi «illégalement» en consultant la liste électorale pour y trouver l’adresse des fils de François Legault.

Le chef du parti d’opposition, Paul St-Pierre Plamondon, avait plus tôt refusé de répondre lorsqu'on lui avait demandé s’il avait, oui ou non, autorisé ses employés à fouiller dans ce document pour enquêter sur la progéniture du premier ministre.

Le premier ministre du Québec, François Legault
Photo d'archives, Stevens Leblanc

La semaine précédente, il avait affirmé que François Legault ne respectait pas les règles sanitaires en vigueur en recevant ses enfants chez lui. Il évoquait alors une récente photographie publiée sur les réseaux sociaux où l'on peut apercevoir François Legault s’aventurer en planche à neige sur une butte érigée par ses fils dans la cour arrière de la maison familiale.

Ce à quoi le chef de la Coalition avenir Québec avait répondu en expliquant que ses fils habitent à temps plein chez lui.

PSPP avait retiré ses propos par la suite, et les deux hommes s'étaient expliqués de vive voix, au téléphone.

Les partis politiques ont accès aux renseignements concernant tous les potentiels électeurs de la province, incluant leur adresse.

La loi prévoit cependant qu’ils ne peuvent consulter ces renseignements qu'«à des fins électorales», a précisé la porte-parole du Directeur général des élections du Québec (DGEQ), Julie St-Arnaud Drolet.

En tant que «personne morale», un parti politique s’expose à une amende de 3000 à 30 000$ s’il contrevient à ce règlement.

Même s’il peut démarrer une enquête de son propre chef, le DGEQ a refusé de dire, mardi, s’il avait entamé cette démarche après les propos du ministre François Bonnardel.

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