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Deux variants de la COVID-19 fusionnent

Deux variants de la COVID-19 fusionnent
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Des scientifiques américains croient avoir identifié une souche de COVID-19 formée grâce à la combinaison des génomes des variants britannique et californien, suscitant des questions sur la capacité du virus à continuer à muter.

Selon ce qu'a rapporté le magazine scientifique britannique «New Scientist» mercredi, ce cas de recombinaison du virus a été découvert par la biologiste américaine Bette Korber du laboratoire national de Los Alamos, au Nouveau-Mexique. Celle-ci a trouvé ce «super variant» en fouillant dans une base de données de génomes viraux et en a fait part à l'Académie des sciences de New York le 2 février.

À ce jour, diverses mutations du virus, dont les variants britannique, sud-africain, californien et brésilien, ont pu être identifiées, mais aucun cas de recombinaison entre deux de ces mutations n'avait encore été observé.

Mme Korber a précisé, selon le «New Scientist», avoir détecté un seul cas de recombinaison, si bien qu'elle ignore si le «super-variant» circule dans la population.

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Il est difficile d'établir la dangerosité du «super-variant», a souligné le magazine. Les mutations peuvent parfois amener des avantages au virus, comme dans le cas du variant britannique qui se répand encore plus facilement que la souche originale du SRAS-CoV-2, mais elles peuvent aussi n'avoir que peu ou pas d'effet.

Quoi qu'il en soit, l'émergence des variants rend de plus en plus probable que des gens finissent par être infectés par deux souches du virus à la fois et que celles-ci se recombinent pour créer de nouvelles mutations.

«Il se peut que nous arrivions au point où cela se produit régulièrement. [...] Tous les coronavirus se recombinent. Ce n'est pas une question de "si", mais de "quand"», a précisé au magazine Sergey Pond, docteur et professeur en biologie à l'Université Temple de Philadelphie.

L'apparition de mutations fait craindre que certains vaccins puissent devenir inefficaces. Cependant, ceux développés par Pfizer/BioNTech et Moderna – les deux seuls approuvés à ce jour au Canada – sont basés sur la technologie des ARN messager et peuvent, au besoin, être reconfigurés rapidement pour s'adapter aux mutations, ont assuré les entreprises pharmaceutiques.

À ce jour, quelque 600 cas de variants ont été détectés officiellement au Canada, dont près de 350 en Ontario et plus de 200 en Alberta, contre à peine 16 au Québec, qui traine de la patte pour tenter de les détecter, selon plusieurs experts.

La grande majorité des cas au Canada sont associés au variant britannique et quelques dizaines au variant sud-africain. Un seul cas du variant brésilien a été signalé et aucun du variant californien.

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