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Tramway: les élus caquistes ont «peur de se faire varloper par les radios-poubelles», dit Massé

La cheffe parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé
Photo d'archives La cheffe parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé

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Québec solidaire accuse le gouvernement Legault de retarder volontairement le projet de tramway du maire Labeaume parce qu’une poignée d’élus caquistes de la région «ont peur de se faire varloper par les radios-poubelles de Québec».

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Le débat sur le réseau structurant de la Ville de Québec a une fois de plus monopolisé une bonne partie de la période des questions au Salon bleu, mercredi matin. 

Le porte-parole libéral en matière de transports, Enrico Ciccone, a frappé le premier en reprochant au gouvernement d’agir «contre la volonté des citoyens», à la lumière du sondage Léger publié ce matin dans nos pages. Ce coup de sonde situe l’appui de la population de Québec au projet à 56% après répartition des indécis. 

Sa collègue libérale Marwah Rizqy a pour sa part relevé que les citoyens de quatre arrondissements sur six sont favorables au projet.  

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:  

À cela s’ajoute le rapport du vérificateur général de la Ville de Québec dévoilé mardi, dans lequel on apprend que chaque année de retard dans la réalisation du projet pourrait coûter 100 millions de dollars. 

«Ce n'est pas compliqué: plus le gouvernement attend, plus ça coûte cher. C'est 275 000$ par jour», a résumé le député Ciccone, en suggérant au gouvernement caquiste de payer les coûts additionnels que le retard pris dans la réalisation du projet risque de générer. 

Du «brettage», dit Manon Massé

«Le brettage du gouvernement, ce n’est pas juste en train de leur mettre la population à dos, c’est en train de nous coûter collectivement une beurrée», a dénoncé à son tour la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé.

À sa défense, la vice-première ministre et ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, a répété que le projet de réseau structurant demeure «extrêmement important» pour son gouvernement, mais qu’il a «largement changé». 

La députée de Louis-Hébert, qui a refusé un peu plus tôt de commenter les résultats du sondage, a rappelé l’importance d’analyser convenablement la nouvelle mouture afin de s’assurer que les banlieues soient bien desservies. 

«Le patinage artistique sur les banlieues, ça fait vraiment de la peine à voir», a déploré Mme Massé, accusant la CAQ de servir des raisons «farfelues» pour se défiler. 

«La CAQ trouve toutes sortes de façons pour que le projet n'atterrisse jamais», a commenté en point de presse le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon. 

«C'est un manque de volonté politique», a-t-il indiqué, montrant du doigt le «plafond monétaire» de 3,3 milliards de dollars que la Ville est tenue de respecter.