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Un problème avec le vaccin russe?

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C’est quand même le boutte du boutte ! Le Canada, en queue de peloton des pays développés quant aux personnes vaccinées, pige dans la banque des pays pauvres pour obtenir des doses. Moins de 3 % des Canadiens sont vaccinés.

Le Canada, un pays riche du G7, si dépourvu qu’il doit demander la charité. On aura tout vu ! Comment se fait-il que le gouvernement canadien n’ait pas prévu une meilleure stratégie ? Il a eu un an pour se préparer.

Aide de l’Inde, merci, mais...

Justin Trudeau a fait un appel au premier ministre indien la semaine dernière et on pourrait s’attendre à une livraison de 500 000 vaccins d’ici un mois.

Pas de quoi sabler le champagne. D’une part, c’est bien peu de doses. Mais surtout, le vaccin indien « covishield » est le vaccin AstraZeneca et est efficace à seulement 60 %, et peu efficace pour les 65 ans et plus. Un vaccin de deuxième classe qui, justement, va garnir la banque pour les pays pauvres. C’est le vaccin de consolation.

Trouver des solutions de rechange en Russie

La prestigieuse revue médicale The Lancet a publié la semaine dernière des résultats témoignant de l’efficacité à 91,6 % du vaccin russe Spoutnik-V (95 % pour Pfizer-BioNTech et Moderna).

Des discussions sont en cours entre l’Agence européenne des médicaments et la Russie. Angela Merkel a même parlé avec Vladimir Poutine concernant une production conjointe possible du vaccin russe.

Le Canada n’a pas eu de scrupules à commander en masse des masques ou du matériel médical en Chine, pourquoi aurait-on des problèmes avec les vaccins russes ?

Si des pays comme la France, l’Allemagne, l’Autriche et plusieurs autres mettent la géopolitique de côté, qu’attend le Canada ? Si le vaccin est approuvé par les autorités européennes, il n’y a pas de raison de s’en priver au Canada. Ce serait bien plate d’être encore les derniers à bouger. D’ailleurs, a-t-on assez de seringues ?