/sports/opinion/columnists
Navigation

Vaincre le blues de l’hiver avec la motoneige

Motoneige
Photo courtoisie La prudence est toujours de mise dans les sentiers cette saison en raison de l’achalandage qui est plus important, une conséquence directe de l’augmentation des ventes de motoneiges.

Coup d'oeil sur cet article

La pratique de la motoneige, faite dans les règles de l’art, peut devenir un excellent moyen de profiter de l’hiver et de découvrir des endroits inconnus de la région où l’on vit.

« Une étude a été réalisée par des chercheurs de l’Université de Guelph, en Ontario, pour déterminer les bienfaits sur la santé de la pratique de la motoneige. Leurs conclusions sont que faire de la motoneige a un impact positif d’un point de vue physiologique et psychologique », explique le directeur du marketing de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, Michel Garneau.

« Cette pratique contribue grandement aux 150 minutes d’activités qui sont recommandées par les spécialistes, pour chaque semaine, durant l’année. Il est certain qu’il y a des niveaux différents d’intensité dans la pratique de la motoneige, à savoir qu’en sentier et en hors piste, la demande énergétique ne sera pas la même. La dépense énergétique en sentier est équivalente à une randonnée en vélo de plaisance », ajoute-t-il.

Alors, cela signifie que contrairement à ce que plusieurs pensent, la pratique de la motoneige ne sert pas à détruire le corps.

« C’est une activité physique qui a des retombées positives pour l’organisme. Il ne faut pas oublier que la motoneige se fait en hiver, durant une période où nous avons tendance à ne pas bouger beaucoup, affirme l’expert. Pour le volet psychologique, ça amène les gens à sortir, à profiter du soleil et des panoramas à couper le souffle qui s’offrent à nous. Ainsi, selon les spécialistes qui ont fait l’étude, cela permet de recharger les batteries si on peut dire. Ça nous permet de nous évader de notre zone de stress. »

BEAUCOUP D’AMÉLIORATIONS

Depuis quelques années, les motoneiges ont beaucoup évolué.

« Aujourd’hui, pour pratiquer la motoneige, nous pouvons compter sur des machines qui ont évolué énormément. Tout a changé, comme l’ergonomie de conduite. Le pilote est assis au centre de la motoneige, au-dessus du point de pivot. Aussi, il y a l’évolution des suspensions, des bancs qui sont plus confortables, sans oublier les nouveaux moteurs économiques et moins polluants. La seule chose qui peut changer nos sorties cette saison, ce sont les règles qui sont en vigueur en raison de la pandémie. Les amateurs doivent penser à rester dans leur région respective, en y allant avec des randonnées locales. »

UNE SAISON RECORD

Pour les gens de SM Sport, à Loretteville, il n’y a pas de répit pour la motoneige. Les amateurs sont au rendez-vous.

« Nous avons vraiment eu un début de saison en lion, souligne le copropriétaire Dave Marcotte. Présentement, avec le manque de neige, il y a eu un léger ralentissement, bien que nous avons toujours en main différents modèles de Arctic Cat et Polaris, surtout pour la montagne. »

Les motoneiges de sentiers sont devenues très populaires chez ce concessionnaire cette saison.

« Avec la pandémie, les ventes des modèles de motoneiges de sentiers ont connu une augmentation assez fulgurante. Cela se reflète dans les sentiers alors que l’on retrouve beaucoup plus d’amateurs qu’au cours des dernières années. Il faut aussi souligner la grande demande pour les modèles utilitaires. Bien des gens qui voyageaient habituellement l’hiver se sont procuré une motoneige pour se rendre au chalet et s’amuser avec les enfants. Ils ont décidé de profiter de cet hiver que nous vivons qui passera certainement à l’histoire. »

CHEZ ADRÉNALINE SPORTS

Il n’y a pas deux façons de résumer la situation pour la motoneige chez Adrénaline Sports.

« Si les ventes ont ralenti dernièrement, c’est tout simplement parce que nous sommes obligés de dire aux amateurs que nous n’avons plus rien de disponible, soutient le directeur des ventes terrestres, Robert Gingras. Les ventes ont été record. Aux Fêtes, nous avions atteint le même chiffre de ventes que toute la saison dernière. Le volume dans le monde de la motoneige est énorme, deux à trois fois celui du quad. »

Même si les gens n’ont rien vu encore des modèles 2022, ils réservent des unités.

« Nous commençons à peine les ventes présaison. La présentation de BRP se fait aujourd’hui, mais même sans avoir rien su, les gens donnent des dépôts pour être certains d’être les premiers à obtenir leur modèle 2022. Personnellement, en plus de 35 ans dans le domaine, je n’ai jamais vu cela. Si la pandémie a causé passablement de problèmes à plusieurs commerces, dans notre domaine, c’est une tout autre histoire. À un certain moment, nous avons dû transformer toute la salle de montre en salle de livraison. Nous avions plus de 100 motoneiges prêtes à livrer, avec le nom du client sur chacune. Nous avons livré très souvent 40 motoneiges et plus par jour. »

Dans la gamme, les modèles capables de rouler en sentier et en hors piste ont vraiment la cote.