/opinion/columnists
Navigation

Tramway: condamnés à s’entendre

Coup d'oeil sur cet article

À la lecture du sondage Léger, il appert que Régis Labeaume et le gouvernement Legault pourraient bien être condamnés à essayer de s’entendre pour quatre ans encore. 

Je dis bien « essayer », parce qu’entre les deux, rien ne va plus. 

On apprenait hier que le gouvernement a maintenant l’intention de présenter son propre tracé pour le projet de réseau structurant de Québec.

Le gouvernement empiéterait ainsi sur le Bureau de projet, où siège pourtant un représentant du ministère des Transports, et aussi sur les compétences de la Ville, après des années de travail.

Et dire que pendant des mois, après l’élection de 2018, le gouvernement Legault a répété que « la Ville était le maître d’œuvre » lorsqu’il était question du projet...

Encore faut-il espérer que le tracé s’appuiera sur des données pertinentes et non sur des intérêts politiques, et qu’on déclinera le budget prévu. Être dans la peau de Régis Labeaume, j’hésiterais entre piquer une sainte colère ou laisser le gouvernement se planter. Aucun projet ne fera jamais l’unanimité. 

Ce nouveau revirement contribuera assurément, et malheureusement, à tout retarder, alors qu’il faut compter 100 M$ de frais de retard par année selon le rapport du vérificateur général de la Ville, dévoilé mardi. 

Conditions réunies

Pour en revenir au sondage Léger concernant les appuis à Régis Labeaume, à six mois de la prochaine campagne électorale municipale, une majorité de gens souhaiterait donc voir Régis Labeaume réélu à la tête de la Ville de Québec. 

Bien sûr, il sera intéressant de refaire l’exercice lorsqu’on aura une idée plus précise des candidats et candidates potentiels. Mais c’est un indicateur intéressant. 

Puis, Régis Labeaume a perdu des plumes quant aux intentions de vote. Le contraire aurait été surprenant, voire quasiment inquiétant, après quatre mandats.

À Montréal, Denis Coderre avait été élu avec le tiers des votes en 2013, résultat très fréquent sur la scène municipale. On peut donc affirmer qu’avec 45 %, Régis Labeaume bénéficie toujours d’une large part d’appuis.

Sachant cela, et voyant comment le dossier du tramway évolue de façon cahoteuse, il y a fort à parier que M. Labeaume ait le goût de solliciter un cinquième mandat, et qu’il ait de bonnes chances d’être réélu. Le gouvernement Legault devrait en prendre bonne note.