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Développement d’un vaccin: Trudeau mise sur la Chine plutôt que sur le Canada

Développement d’un vaccin: Trudeau mise sur la Chine plutôt que sur le Canada
Photo d'archives, AFP

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Il y a plus de sept ans, Justin Trudeau exprimait son admiration pour la « dictature » chinoise et sur leur capacité de changer leur économie « sur un 10 sous ». 

Il a fait ces commentaires lors d’une collecte de fonds pour dames seulement à Toronto. Je pensais que c’était juste une de ces remarques désinvoltes auxquelles Trudeau nous a habitués.

Cependant, en regardant les relations que son gouvernement entretient avec le régime communiste chinois depuis son entrée au pouvoir en 2015, je ne suis plus convaincu que sa remarque fût si désinvolte.

Relation qui coûte cher

La vérité, c’est que le désir irrationnel de Trudeau d’imiter, d’apaiser et de s’associer à l’un des régimes les moins dignes de confiance au monde coûte des vies et beaucoup d’argent aux Canadiens.

Deux Canadiens, Michael Spavor et Michael Kovrig, sont détenus arbitrairement par les autorités chinoises, la Chine a interdit les importations canadiennes de porc et de canola, la sécurité des Canadiens à Hong Kong a été menacée par l’ambassadeur de Chine au Canada, tout comme celle des parlementaires canadiens.

Malgré cela, l’an dernier, Justin Trudeau a cru bon de mettre toute sa foi dans le régime communiste qu’il admire tant dans l’acquisition de vaccins pour la COVID-19. Pourquoi ?

L’entente entre le Conseil national de recherches du Canada et le fabricant chinois CanSino, qui aurait permis la production nationale d’un vaccin ici même dans une usine de Montréal, s’est effondrée quelques jours après avoir été annoncée lorsque le gouvernement chinois a bloqué les expéditions de vaccins au Canada pour des essais cliniques.

Il a fallu des mois aux Canadiens pour découvrir l’échec de l’entente, mais aussi pour que le gouvernement Trudeau commence à chercher d’autres contrats pour l’achat de vaccins.

Encourager les entreprises d’ici

Nous avons maintenant le pire bilan de vaccination du G7 avec moins d’un million de personnes vaccinées (2,4 % de notre population totale, 39e au monde).

La Grande-Bretagne, en comparaison, a réussi à mettre au point un vaccin dans son propre pays en s’associant à des entreprises privées et a maintenant vacciné plus de 15,5 millions de personnes (23,4 % de leur population totale, 4e au monde).

Justin Trudeau aurait dû mettre au point une stratégie semblable pour encourager les entreprises canadiennes à développer un vaccin. Il aurait pu mettre en place des mesures comme des allègements fiscaux et des incitatifs financiers pour ramener les compagnies pharmaceutiques au Canada et allouer des bâtiments à la production de vaccins, comme l’a fait la Grande-Bretagne. Il n’a rien fait.

Il parlait des possibilités offertes par cette pandémie, Trudeau a manqué la plus grande opportunité de toutes.

Il avait l’occasion d’exploiter et de mettre en valeur les meilleurs esprits scientifiques de cette grande nation, de miser sur le libre marché et l’esprit entrepreneurial du Canada, de ramener certains emplois dont nous avions tant besoin et, surtout, de faire vacciner les Canadiens d’une manière plus rapide qui non seulement aurait sauvé plus de vies, mais nous aurait permis de remettre notre économie sur pied. 

Il a choisi de miser sur la Chine au lieu de miser sur le Canada et nous en subissons les conséquences.

Développement d’un vaccin: Trudeau mise sur la Chine plutôt que sur le Canada
Photo d’archives, Ben Pelosse

Leo Housakos, Sénateur

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