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Emploi: les jeunes hommes et les travailleurs à faible revenu en difficulté

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Les jeunes hommes et les travailleurs à plus faible salaire demeuraient dans une situation précaire à la fin de l’année dernière au chapitre de l’emploi en raison des impacts liés à la COVID-19. 

Selon le «Bilan 2020 de l’emploi au Québec: ce qu’il faut savoir pour préparer 2021», rendu public jeudi par l’Institut du Québec (IDQ), ces deux clientèles continuaient d’être dans une position chancelante l’automne dernier, les femmes et les immigrants ayant, eux, amélioré leur sort après une période difficile.

«Paradoxalement, les pénuries de main-d’œuvre sont de retour et cohabitent maintenant avec le chômage pandémique et la hausse du chômage de longue durée», a dit Mia Homsy, PDG de l’IDQ, par communiqué.

  • Écoutez l'entrevue de Mia Homsy avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

«À l’aube du prochain budget provincial d’où émergeront les politiques de relance, il nous apparaît donc essentiel de prendre en considération ces nouveaux clivages qui limitent le potentiel économique du Québec», a-t-elle ajouté.

L’IDQ met en perspective le contexte ardu dans lequel se retrouvent les hommes de 15 à 24 ans, leur taux de chômage ayant «explosé» pour atteindre 16 %.

«Comme ce sont aussi les jeunes garçons qui sont les plus à risque de décrocher sur le plan scolaire, c’est ce groupe qui pourrait constituer le plus important risque économique, mais aussi social, au sortir de la crise», a expliqué l’IDQ.

Les travailleurs qui gagnent entre 12 $ et 19,99 $ l’heure sont aussi à surveiller, de même que les Québécois moins scolarisés et les chômeurs de longue durée.

«Avec la pression déjà palpable du manque de main-d’œuvre dans certaines industries et certaines régions – qui pourrait s’avérer le principal frein de la reprise et des investissements des entreprises –, le Québec n’a pas les moyens de se priver de ces travailleurs, a indiqué Mia Homsy. Il a même le devoir de les inscrire au cœur de sa relance. Dans ce contexte, les mesures transversales et les politiques mur-à-mur, qui ne tiennent pas compte de cette nouvelle réalité, sont à proscrire.»