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Français: les Alouettes donnent l’exemple

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Si le père de la loi 101, Camille Laurin, revenait à la vie, il s’étonnerait de voir les Montreal Canadians changés en emblème de dépossession, le contraire de ce que ce club incarnait pendant l’ère Maurice Richard, tandis que les Alouettes « québécisent » leurs effectifs et que le Conseil du patronat du Québec (CPQ) appuie le renforcement du français.

Cette semaine, c’était au tour du Conseil du patronat, jadis réticent à la promotion du français, de se joindre aux nombreuses voix qui pressent le gouvernement d’agir dans ce dossier, notamment en appliquant la loi 101 aux entreprises d’au moins 25 employés.

Il y a un quart de siècle, une telle position du CPQ eût été impensable !

Honneur

Dans le merveilleux monde du sport, les Alouettes donnent l’exemple. Cette formation veut se rapprocher de sa clientèle francophone. Ses joueurs comportent 22 Québécois. Le casque arbore le fleurdelisé.

Du côté des Montreal Canadians, où un Carey Price n’a pas appris un mot de français en 14 ans, on n’a jamais freiné l’anglicisation. Comme si monsieur Molson avait fait le contraire de ce qu’il affirmait vouloir au moment d’acheter l’équipe à Gillette.

Qui eût cru que le football honorerait le Québec, tandis que le hockey chercherait à l’enterrer ?

Passivité

Et pourtant, rien ne semble exciter le nationalisme passif du gouvernement Legault, content d’hyperfinancer l’anglicisation des prochaines générations par les études supérieures. On attend toujours le costaud rapport Jolin-Barrette, ce ministre muselé.

François Legault attend-il le dépôt du nouveau rapport sur le bilinguisme du fédéral pour ensuite s’aligner dans une coopération gentille avec Ottawa ? On dirait bien... Une telle attitude ferait de lui un chef d’État très quelconque. Les astres sont alignés pour lui donner les coudées franches dans le dossier linguistique... et il ne fait rien !