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Les tours de bureaux du centre-ville se vident lentement

Les tours de bureaux du centre-ville se vident lentement
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

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Les entreprises quittent de plus en plus leurs bureaux du centre-ville de Montréal, constate-t-on dans une étude rendue publique aujourd’hui.  

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Le taux d’inoccupation dans les tours de bureaux est maintenant de 12,4 %, soit une hausse de 2,6 points de pourcentage en six mois, révèle le deuxième État du centre-ville de Montréal. 

Il s’agit d’un rapport trimestriel sur l’activité socioéconomique au centre-ville de Montréal qui a été lancé à l’automne par l’Institut de développement urbain du Québec (IDU) et par la Société de développement commercial (SDC) Montréal Centre-Ville. 

« Ça ne va ni moins bien ni mieux que dans la majorité des centres-villes, on se compare à la moyenne, même que ça va légèrement mieux qu’à New York, le standard en la matière », affirme Glenn Castanheira, directeur général de la SDC Montréal Centre-Ville. 

Les départs d’entreprises touchent davantage les immeubles de catégorie B et C, qui comptent pour 40 % de l’offre au centre-ville. 

« Cela signifie que les entreprises qui sont dans les immeubles les plus prestigieux résistent mieux à la crise que celles qui sont dans des immeubles meilleur marché, et qui sont généralement de petites entreprises ou des entreprises en démarrage », indique l’ex-libéral Jean-Marc Fournier, PDG de l’IDU. 

Avant la pandémie, au quatrième trimestre de 2019, le taux d’inoccupation des bureaux au centre-ville était de 10,3 %, montrent les données du Groupe Altus. 

Commerces moribonds et tendance à la baisse pour le télétravail

Quant aux commerces, plus de la moitié de ceux qui se trouvent dans les tours de bureaux sont fermés. Les locaux commerciaux de la rue Sainte-Catherine sont, eux, vides à 23 %, une hausse de 5 points de pourcentage en six mois. 

Évidemment, l’activité est beaucoup moindre au centre-ville en raison du départ à la maison de la majorité des travailleurs de bureau depuis le début de la pandémie. 

Au cours des trois derniers mois de 2020, 7 personnes sur 10 qui travaillent dans le quartier passaient au moins trois jours par semaine à la maison. 

Le télétravail commence toutefois à montrer ses limites, indiquent les résultats du sondage mené dans le cadre du rapport. Si 76 % des répondants voulaient continuer à travailler de la maison après la pandémie, ils ne sont plus que 67 % aujourd’hui. 

Plus de la moitié (51 %) estiment par exemple que le télétravail rend les relations de travail plus difficiles. 

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