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Capitale Hélicoptère: record d'inscriptions pour devenir pilote

(PHOTO COURTOISIE) 
De gauche à droite, Frédéric Ali, dir
Photo courtoisie De gauche à droite, Frédéric Ali, directeur technique/instructeur chez Capitale Hélicoptère, Stéphanie Huot, directrice générale du Complexe, Christian Landry, directeur du développement et du recrutement, et Jean-Marc Dufour, président-directeur général de l’Association québécoise du transport aérien.

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Pendant que les grandes compagnies aériennes se voient dans l’obligation de mettre à pied du personnel de bord à cause de la pandémie, la demande de formation de pilote d’hélicoptère n’a jamais été aussi forte, soutient une école de pilotage de Québec qui vient d’être récompensée pour la qualité de son enseignement.

L’école de pilotage Capitale Hélicoptère de Québec enregistre une hausse des inscriptions depuis deux ans, qui est encore plus marquée depuis le début de la COVID-19, selon Stéphanie Huot, directrice générale du Groupe Huot Aviation.  

«Dans l’industrie de l’hélicoptère, oui, il y a le tourisme, mais il y a aussi tout le volet transport et nolisement qui n’a jamais été aussi fort qu’en ce moment. Le travail aérien est en grande demande partout au Canada actuellement», a affirmé Mme Huot. 

Un marché en croissance

Plusieurs chantiers de génie civil font affaire avec des entreprises qui disposent de flottes d’hélicoptères pour mener à bien leurs travaux, a poursuivi Mme Huot en citant l’exemple du prolongement de la route 138 sur la Basse-Côte-Nord.  

«On n’a jamais eu autant de demandes d’inscription que présentement à l’école. Avec la pandémie, beaucoup de gens se sont posé la question sur ce qu’ils voulaient faire de leur vie. Il y en a qui ont toujours rêvé de faire ça et qui se sont dit : “Let’s go, je fonce !” Cette année, c’est l’année où nous avons eu le plus de demandes», a-t-elle dit. Mme Huot estime que la hausse des inscriptions se chiffre à 30 % sur deux ans. L’école de pilotage Capitale Hélicoptère accueille une cinquantaine d’étudiants par année, dont plusieurs étudiants européens.  

Avec la pandémie, l’école a dû s’adapter pour offrir de la formation théorique à distance. Pour le côté pratique, un protocole a été développé pour respecter les consignes sanitaires dans les appareils. 

Après tous les efforts déployés pour continuer à desservir sa clientèle, cette école s’est vue récompensée récemment par le trophée Roland-Simard, remis par l’Association québécoise du transport aérien, qui vise à souligner la qualité de la formation sur hélicoptère, tant pratique que théorique. C’est la troisième fois de son histoire que l’école de pilotage Capitale Hélicoptère obtient ce prix. 

D’ailleurs, Mme Huot a tenu à souligner le travail des instructeurs sans qui cette reconnaissance n’aurait pas été possible.  

Sur les 78 licences professionnelles attribuées au Canada en 2020, 23 sont des pilotes formés par cette école, a-t-elle ajouté fièrement.