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Restrictions sanitaires: assouplissements en vue après la semaine de relâche

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Photo d’archives, Chantal Poirier Les élèves du primaire et du secondaire pourraient avoir un peu de répit, alors que divers allègements des mesures sanitaires sont envisagés, dont le retour des activités parascolaires. Aussi, pour les secondaires 3, 4 et 5, Québec pourrait permettre aux élèves de revenir en classe plus souvent, et non seulement une journée sur deux.

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La Santé publique recommande la reprise des activités parascolaires et d’autres assouplissements aux restrictions sanitaires après la semaine de relâche.

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C’est ce que révèle un des avis écrits du directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, dévoilés par Québec, vendredi.

« Au primaire et au secondaire, les activités parascolaires dans les groupes-classes pourront reprendre après le 7 mars [en rouge et orange] », lit-on dans le document daté du 16 février.

De plus, après les patinoires, arénas et piscines, « d’autres types d’installations intérieures seront considérées dans un deuxième temps après la relâche scolaire », écrit l’équipe du Dr Arruda. 

Toutefois, les mesures sanitaires imposées par Québec pourraient diverger des recommandations de la Santé publique, comme le démontrent des avis passés.

Autre modification envisagée, la Santé publique propose « un ajustement de l’alternance [secondaire 3, 4 et 5] après le 7 mars ». Autrement dit, Québec pourrait permettre aux élèves de revenir en classe plus souvent, et non seulement une journée sur deux.

La question des sports sera également réévaluée dans deux semaines, note l’avis, tout comme la possibilité de faire passer des zones rouges au palier orange.

Québec a d’ailleurs déjà adopté un des assouplissements suggérés : dès le 26 février, une personne seule, avec ses enfants s’il y a lieu, pourra visiter une bulle familiale dans son domicile privé.   

Crainte d’une troisième vague ? 

Avec ces propositions d’assouplissements, la Santé publique du Québec tient un discours diamétralement opposé à celui d’Ottawa, qui s’inquiète d’une troisième vague causée par les variants du virus, beaucoup plus contagieux. 

En date de vendredi, 664 cas du variant britannique, 39 cas du variant sud-africain et un cas du variant brésilien avaient été identifiés au pays. 

Leur propagation, jumelée à un relâchement des mesures sanitaires, pourrait entraîner une véritable explosion de cas au pays. Dans le pire des scénarios, ces variants pourraient causer des augmentations quotidiennes de 20 000 infections.

Sans minimiser la menace des variants, le Dr Arruda se montre plus confiant. « Si les Québécois respectent la distanciation sociale et le télétravail, un nouveau confinement ne sera pas nécessaire », explique-t-il en entrevue. 

« Les prochaines semaines seront cruciales, ajoute le Dr Arruda. La chose la plus cruciale c’est d’avoir du vaccin au PC. Une fois qu’on aura protégé nos 70 ans et plus, on va pouvoir tolérer plus de circulation. »

Vaccination

De plus, il note que l’approche du Québec visant à reporter la seconde dose du vaccin a été couronnée de succès, malgré de vives critiques du fédéral.

« On est en train de démontrer, et je ne veux pas me péter les bretelles trop tôt, que ça a été une bonne stratégie. Mais je ne pensais pas que le gouvernement irait là, parce qu’on était quasiment les seuls au Canada à le faire, avec l’Angleterre », dit-il, en y dénotant une preuve de confiance du gouvernement Legault. 

— Avec la collaboration de Charles Lecavalier et l’Agence QMI

DES AVIS RÉCLAMÉS DEPUIS LONGTEMPS

François Legault a longtemps résisté à publier ces avis réclamés par les partis d’opposition. « La majorité des recommandations du Dr Arruda sont faites oralement », disait-il l’automne dernier.

Les 14 documents dévoilés vendredi sont principalement des présentations visant à conseiller le gouvernement sur les mesures sanitaires à imposer.

Quant au Dr Arruda, il ne craint pas que la publication de ses recommandations, parfois divergentes des décisions finales, nuise à l’adhésion de la population aux mesures sanitaires.

Les documents, estime-t-il, démontrent plutôt « la complexité de ce qu’on fait ».    

DES EXTRAITS

7 décembre : les ravages du confinement : anxiété et dépression

Comme dans l’ensemble du Québec, la pandémie affecte grandement la santé mentale de la population, notamment montréalaise.

  • Les troubles psychologiques affectent davantage la population de Montréal, alors qu’un adulte sur trois présente des symptômes compatibles avec un trouble d’anxiété généralisée ou une dépression majeure probable, et 7,8 % des adultes ont présenté des idées suicidaires sérieuses au cours de la dernière année.
  • Dans le contexte actuel, il y a nécessité de mettre en place des activités ou des aménagements structurés pour réduire l’isolement dans la population et les impacts psychologiques de la crise sanitaire.

7 décembre : la Santé publique réclame plus de coercition

État de la situation : faible nombre de sanctions et de contraventions émises par la Sécurité publique et/ou la CNESST.

Renforcement requis :

  • Le ministère de la Sécurité publique et la CNESST doivent partager le sentiment d’urgence : rappel à l’ordre immédiat requis.
  • Iniquité de la situation actuelle : certains (hôpitaux, secteur culturel, etc.) paient le prix pour le non-respect des mesures par les autres.
  • Même si des contraventions sont invalidées en cour, elles auront eu pour effet de sauver des épisodes de soins et probablement des vies.

8 février : la crainte du variant en région

Dans les régions à faible incidence, il persiste toujours un risque d’importation du virus en provenance des autres régions. Le risque d’importation et de transmission locale de nouveaux variants appelle aussi à une grande prudence.

La Santé publique recommande donc : 

Une limitation des déplacements interprovinciaux et interrégionaux.

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

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