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Nouveaux préposés aux bénéficiaires: encore là, mais pour combien de temps?

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Les nouveaux préposés toujours au front sont tellement découragés et épuisés que certains songent à démissionner dès qu’ils n’auront plus à rembourser le gouvernement.

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« Entre nous, c’est sûr que d’ici la fin de l’année, beaucoup d’entre nous ne vont pas rester. Moi, je suis déjà en train de regarder pour un autre emploi, tout en restant dans la santé. Beaucoup en parlent aussi », explique un préposé aux bénéficiaires, qui a demandé comme plusieurs à garder l’anonymat par peur de représailles. 

Il a commencé à travailler dans un CHSLD de l’ouest de Montréal en septembre, après avoir suivi la formation accélérée cet été.

Les personnes qui se sont inscrites à la formation accélérée cet été avaient droit à une bourse de 9000 $, remboursable au gouvernement si elles quittaient leur emploi de PAB avant un an.

Mais l’arrivée des nouveaux n’a pas changé grand-chose, vu le nombre de professionnels de la santé qui sont tombés au combat, dit-il. 

Comme avant

« Au début, on faisait une différence parce qu’on venait compléter et aider les autres. Mais après, quand tu vois que le personnel diminue de jour en jour, on revient à la même situation que lors de la première vague », explique-t-il.

Une deuxième préposée aux bénéficiaires abonde dans le même sens. Selon elle, l’arrivée des nouveaux préposés n’a pas amélioré la situation. « Avant, on était sept sur le plancher de jour. Là, on est rendus trois, parfois seulement deux la fin de semaine », dit-elle.

À cause du manque de personnel, la surcharge de travail vient épuiser les nouveaux préposés qui « commencent aussi à tomber au combat », soutient un troisième préposé.

Nouveau recrutement ?

Pour une infirmière qui travaille dans un CHSLD de Saint-Jean-sur-Richelieu, depuis l’arrivée des « Legault », surnom donné aux PAB formés cet été, presque tous les anciens PAB sont partis.

« Là, on commence à se demander : si les Legault s’en vont à la fin de leur contrat, comment on va faire ? Qu’est-ce que ça va donner ? » se questionne-t-elle.

Pour un des PAB, il faudrait que le gouvernement pense à faire une nouvelle formation.