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On s’en fait trop avec la relâche

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On s’en fait trop avec la semaine de relâche. Et je ne dis pas ça à cause des variants, des déplacements entre régions ou de la tentation de partager un chalet à trente-douze. Pour ça, on a raison de s’inquiéter.

Je ne suis pas G.O

Quand j’ai entendu le premier ministre dire que les parents devaient se transformer en G.O du 1er au 6 mars, je me suis dit qu’on avait ici une partie du problème.

Parce que pensez-y bien, on est en train de prendre des risques sanitaires pour que nous, parents, puissions faire des activités.

C’est bien, faire des activités avec les enfants. Mais pourquoi j’ai l’impression qu’on doit sans cesse animer, distraire et stimuler notre progéniture avec des activités à 50 piasses la tête de pipe ? L’ennui n’est-il pas le tremplin vers la créativité ?

Depuis quand c’est devenu un problème d’État de ne pas pouvoir aller dans un centre d’amusement ou barboter dans une piscine pendant un congé scolaire ?

Oui, mais les gens sont tannés de faire la même chose et d’être enfermés entre quatre murs. Il faut aussi penser à la santé mentale. Vrai.

Mais dans quel état elle sera, notre santé mentale si, advenant une remontée des cas, nous devions nous reconfiner, au printemps ? Quels effets à long terme sur l’économie ?

Acheter maintenant, payer plus tard

La pression face à la semaine de relâche ne date pas d’hier. Je dirais même qu’un phénomène de relâche gonflable sévit.

Je me rappelle m’être sentie comme la dernière des mères poches quand, une fois, j’ai dû confirmer aux enfants que non, on n’irait pas dans un luxueux complexe familial pour skier comme TOUS LEURS CAMARADES.

Je trouve qu’on prend des gros risques pour une affaire qu’on pourrait gérer facilement comme parents. Comment ? Facile : faisons de cette relâche un moment vraiment spécial en ne faisant justement rien de « spécial ».