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Un tour du monde des légumes ancestraux (la suite)

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Les variétés de légumes anciens cultivées sont maintenant redécouvertes par les agriculteurs urbains contemporains à la recherche de l’essence des aliments.

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Robustes et vigoureuses, certaines de ces vieilles variétés aux formes et aux coloris étonnants vous permettront de faire dans votre potager un voyage dans le temps tout en couleurs et en saveurs.

La culture des légumes ancestraux est en fait une façon de faire honneur à la richesse du patrimoine horticole mondial, et de protéger et de mettre en valeur la diversité maraîchère.

Poursuivons donc cette semaine notre tour du monde avec les légumes ancestraux. 

Épinard aztèque

Photo courtoisie, ecoumene.com

Proche parent du quinoa, l’épinard aztèque est particulièrement spectaculaire en fin de saison lorsque son feuillage se teinte de rouge vif. Les feuilles, les fleurs et les semences de cette plante ancestrale d’origine mexicaine sont comestibles et hautement nutritives. Les feuilles de l’épinard aztèque ont une saveur douce rappelant celle des épinards, tandis que les fleurs peuvent être apprêtées comme le brocoli, et les semences utilisées comme le quinoa.

Cette plante comestible annuelle vigoureuse, qui atteint environ 1,20 m de hauteur sur 60 cm de largeur, s’adapte facilement à divers types de sols. 

Oignon « Ippon Negi »

Photo courtoisie

L’oignon « Ippon Negi » est un légume traditionnel japonais datant de la période Edo (17e siècle). Cette plante potagère possède des feuilles vertes creuses qui atteignent environ 60 cm de longueur et une racine blanche qui développe une délicieuse saveur sucrée avec la cuisson. 

Très semblable à l’oignon vert lorsqu’il est récolté jeune, on peut le laisser maturer jusqu’à ce qu’il prenne l’allure d’un poireau. On peut donc débuter la récolte de cet oignon environ 120 jours après le semis, et comme il est vivace sous notre climat, il est possible de continuer à le cueillir jusqu’au gel complet du sol et de reprendre ensuite la récolte au printemps suivant. 

Melon « Charentais »

Photo courtoisie, Baker Creek Heirloom Seeds

Très populaire en France, le melon « Charentais » y est cultivé depuis maintenant plus de 500 ans. L’histoire raconte que c’est Charles VIII qui aurait introduit ce melon en France à la toute fin du 15e siècle. Ce melon a ensuite été cultivé plus massivement dans la région de Charente, ce qui lui a valu son nom.

Ce petit melon rond à la pelure beige brodée et à la chair orange consistante et savoureuse peut peser environ 1 à 1,5 kg à maturité. Il est préférable de le cultiver sous un agrotextile afin d’éviter les attaques de la chrysomèle rayée. Une position bien ensoleillée et un sol très riche lui sont nécessaires. 

Pastèque « Art Combe »

Photo courtoisie, Restoration Seeds

Au début des années 1920, Art Combe a découvert un petit pot rempli de semences de pastèques dans une caverne située en Arizona. Ces semences étaient probablement âgées de centaines, voire de milliers d’années ! M. Combe a planté les graines et seulement quelques-unes ont germé. Les plants ainsi obtenus ont produit des petits fruits verts étrangement courbés, comme des courges.

Malgré son aspect singulier, la chair rose de cette pastèque ancienne est absolument délicieuse ! Bien adaptée au climat du sud des États-Unis, la pastèque « Art Combe » est très résistante à la chaleur et à la sécheresse. Pour obtenir de bons résultats sous un climat nordique comme le nôtre, il faut cultiver cette plante dans un endroit très ensoleillé, idéalement adossé à un mur faisant face au sud, dans un sol très riche en compost. 

Tomate « Banana Legs »

Photo courtoisie, My Garden Life

Ce cultivar ancestral produit de curieuses tomates jaunes de forme particulièrement allongée. Les fruits faisant environ 10 à 12 cm de longueur possèdent une chair peu juteuse, au goût sucré et parfumé.

Cette variété de tomate donne le meilleur d’elle-même lorsqu’elle est plantée au plein soleil, dans un sol riche en compost et bien drainé. De plus, comme il s’agit d’une variété indéterminée, il est préférable de la tuteurer. 

Pomme de terre « All Blue » 

Photo Adobe Stock

Cultivée aux États-Unis depuis plus de 100 ans, cette étonnante pomme de terre patrimoniale produit des tubercules dont la peau et la chair sont de couleur bleu violacé. Au fil des décennies, on lui a attribué plusieurs noms colorés, tels que « Blue Marker », « Fenton Blue » et « River John Blue ». Cuite au four, à la vapeur ou frite, cette pomme de terre conserve relativement bien sa singulière coloration.

La pomme de terre « All Blue » possède une résistance moyenne au mildiou et à la gale. D’autre part, elle est très tolérante à la sécheresse et peut parfois moins bien se comporter durant une saison particulièrement humide. À cultiver dans un sol meuble et parfaitement bien drainé. 

Topinambour

Photo courtoisie, Collins Dictionnary

Plante indigène originaire des prairies des États-Unis, la culture du Topinambour a été propagée au Canada par les peuples des Premières Nations. 

Cette plante est généralement cultivée pour son abondante production de tubercules comestibles. En effet, avec leur délicieuse saveur d’artichaut, les racines du topinambour remplacent à merveille la pomme de terre.

Cette plante étant particulièrement agressive, il est préférable de la planter dans un large contenant enfoui dans le sol ou de la ceinturer d’une épaisse bordure de métal afin d’éviter qu’elle n’envahisse tout l’espace disponible.