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De divins petits cauchemars

Little Nightmares 2
Photo courtoisie

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Succès surprise de 2017, Little Nightmares avait réussi, malgré ses failles, à nous charmer grâce à ses univers glauques et son attachante protagoniste, une fillette prénommée Six. Mais ce premier chapitre semble n’avoir été qu’une mise en bouche pour sa suite qu’on déballe aujourd’hui : un plat de résistance plus savoureux, plus soutenant et infiniment plus satisfaisant.

On prend ici les commandes de Mono, un jeune garçon évoluant dans un monde glauque, déformé et tordu par les émissions radio d’une tour lointaine. Encore une fois, la trame narrative est délibérément vague et diffuse, son mystère décuplé par le mutisme de ses personnages.  

Mais même si Mono agit ici à titre de héros, la petite Six n’est jamais bien loin. Elle réapparaît en alliée venue nous prêter main-forte dans notre quête. Son aide, infiniment précieuse, nous permet ainsi d’atteindre des endroits éloignés, de résoudre des énigmes plus complexes, ou encore de nous défendre contre les ennemis. Encore une fois, ceux-ci sont les adultes, dépeints tels de vils et tortionnaires cannibales.

Little Nightmares 2
Photo courtoisie

Beauté atypique

Le récit est somme toute plutôt ténu et, en plusieurs points, similaire à celui qu’on nous présentait il y a de cela quatre années. Mais la force de ce Little Nightmares 2 réside indubitablement dans son esthétique, autant visuelle que sonore. 

Son univers lugubre – que jalouseraient les Tim Burton et Guillermo Del Toro de ce monde – est ici déployé avec davantage de nuances et de subtilité qu’il ne l’était jadis. Chaque environnement est d’une beauté atypique, mais certaine, baignée de mystère et de ténèbres. Même chose pour l’habillage sonore, parfaitement bâti et calibré, qui complémente habilement l’expérience. 

À ce niveau, petit conseil : si vous disposez d’un casque d’écoute, c’est le moment de l’enfiler afin de rendre l’expérience plus immersive, certes, mais également d’en apprécier la profondeur et les multiples couches. 

Mécaniques de contrôle

Sinon, bonne nouvelle pour les habitués. On a évacué en majeure partie la sensation de lourdeur des contrôles qui plombaient le premier chapitre au profit d’une mécanique plus fluide. En revanche, elle revient au galop lors des manœuvres de combat qui nécessitent quant à elles un timing et une précision presque chirurgicaux afin d’en ressortir vainqueur. Et ça, ça devient fâchant.

Autre petit bémol ? La durée du parcours. Alors que le premier Little Nightmares se consommait en deux heures et quelques poussières, ce nouveau chapitre vous tiendra occupé le temps d’un après-midi. Oui, c’est une nette amélioration, mais vu le potentiel limité de rejouabilité, on aurait apprécié un périple plus long dans cet univers truffé de divins petits cauchemars. 


Présentement disponible sur PS4, Xbox One, Nintendo Switch et PC. Des éditions dédiées au PS5 et Xbox Series X|S sont attendues plus tard cette année.

  • Little Nightmares II (4/5)