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Le clonage d’un furet donne de l’espoir pour les espèces en voie de disparition

Le clonage d’un furet donne de l’espoir pour les espèces en voie de disparition

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Des scientifiques américains ont annoncé jeudi la réussite du clonage d’un furet à pattes noires en utilisant l’ADN d’un animal congelé depuis 1988, une première pour une espèce en voie de disparition en Amérique du Nord. 

La nouvelle scientifique a notamment été annoncée dans une série de tweets du US Fish and Wildlife Service (USFWS).

«La naissance d’Elizabeth Ann [le furet] pourrait aider à surmonter les barrières génétiques auxquelles font face de nombreuses espèces sauvages en péril», a-t-il ainsi été expliqué sur la publication Twitter.

Le furet à pattes noires né le 10 décembre dernier a été cloné à partir de l’ADN de Willa, l’un des derniers survivants de cette espèce sauvage qui avait été capturé dans les années 80, a précisé par voie de communiqué l’organisme fédéral américain.

Sans descendance directe, les gènes du furet avaient été préservés au Zoo de San Diego, en Californie.

«Bien que cette recherche soit préliminaire, il s’agit du premier clonage d’une espèce indigène en voie de disparition en Amérique du Nord», a indiqué Noreen Walsh, directeur de l’USFWS Mountain-Prairie Region.

Créée par la société de clonage d’animaux ViaGen Pets & Equine, Elizabeth Ann ne sera pas relâchée dans la nature. Le furet vivra dans l’établissement du Colorado afin d’être étudié par les chercheurs.

«Le clonage génétique est un nouvel outil qui pourrait ouvrir la voie à la conservation des espèces en voie de disparition et menacées en complétant les mesures traditionnelles et éprouvées telles que la protection de l’habitant, l’élevage en captivité, le contrôle des maladies, la gestion des espèces envahissantes et les enquêtes sur la population sauvage», a ajouté sur Twitter le US Fish and Wildlife Service.

Le furet à pattes noires fait partie des mammifères les plus menacés sur le continent.