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Le hockey allemand en pleine progression

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Nation dévouée d’abord et avant tout au soccer, l’Allemagne a longtemps fait figure de parent pauvre sur la scène du hockey internationale. En 2015, la Fédération allemande a choisi de donner un coup de barre à son programme de hockey. Six ans plus tard, l’Allemagne se trouve encore loin des grandes nations, mais elle se rapproche dangereusement du peloton qui suit le Canada, les États-Unis, la Russie, la Suède et la Finlande.

En dépit de l’absence des joueurs de la LNH, la médaille d’argent acquise aux Jeux olympiques de Pyeongchang est un bel exemple de cette progression. Les trois
Allemands sélectionnés parmi les 34 premiers joueurs appelés lors du dernier repêchage, dont le talentueux Tim Stützle, sont le fruit de la réforme de 2015.

Et en gravant son nom sur le trophée Hart, remis au joueur le plus utile de la LNH, et en remportant le championnat des pointeurs au terme de la dernière saison de la LNH, Leon Draisaitl pourrait inciter plusieurs de ses jeunes compatriotes à s’initier au hockey. Tant mieux, car les ambitions de ce pays sont grandes. 

Quand la machine Red Bull embarque  

Photo courtoisie, Red Bull Munich / City-Press

« N’oublie pas que les jeunes ici, ce sont des souliers et un ballon de soccer qu’ils se font offrir en premier. Le soccer, c’est de loin le sport numéro un. Ensuite, ce qui attire le public, c’est le handball et les dards. »

Ces mots sont de Patrick Dallaire. Autrefois entraîneur des gardiens chez les Mooseheads de Halifax, il a profité d’une connaissance commune pour aller rejoindre Pierre Pagé, il y a une douzaine d’années, chez le EC Red Bull de Salzbourg, l’équipe la plus décorée des 15 dernières années dans l’EBEL, le circuit élite autrichien. 

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Les laissés- pour-compte  

Photo d'archives, WENN.com

Comme tout programme, le système allemand n’est pas parfait. Si la refonte de la structure a permis aux jeunes patineurs de s’épanouir, ce n’est pas le cas pour les gardiens. 

D’ailleurs, seulement trois hommes masqués ayant grandi en Allemagne ont connu une carrière stable de plusieurs saisons dans l’histoire de la LNH. Pendant longtemps, Olaf Kolzig fut le seul. Puis, au cours de la dernière décennie, il a été rejoint par Thomas Greiss et Philipp Grubauer. De ce trio, seul Greiss a été entièrement développé par le système allemand. Les deux autres ont dû s’expatrier en Amérique du Nord pour parfaire leur apprentissage dans la Ligue canadienne de hockey.

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Un témoin de l’évolution  

Photo courtoisie, Red Bull Munich / City-Press

S’il y en a un qui est à même de constater l’évolution du hockey allemand, c’est Stéphane Richer. Pas l’attaquant de Buckingham qui a disputé plus de 1000 matchs dans la LNH. Non. On parle plutôt du défenseur de Hull qui s’est exilé en Allemagne à l’automne de 1995. 

D’abord joueur pour les Aigles de Mannheim, Richer, qui a disputé 27 matchs dans le circuit Bettman avec le Lightning, les Bruins et les Panthers a, à compter de 2003, occupé les postes d’entraîneur adjoint, d’entraîneur-chef et de directeur des sports (l’équivalent de directeur général) de différentes formations de la DEL, la Deutsche Eishockey Liga, le meilleur circuit allemand.

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Surpris par le calibre  

EHC Red Bull München / City-Pre

La National League, en Suisse, sert souvent de baromètre lorsque vient le temps de comparer le calibre du hockey européen à celui de la LNH et de la Ligue américaine. Ce n’est pas un hasard si on y retrouve plusieurs anciens joueurs du circuit Bettman. 

Maxim Lapierre y a évolué pendant quatre saisons, à Lugano, avant d’immigrer à Berlin pour disputer une campagne avec les Ours polaires. Retraité depuis l’automne, le Québécois avoue avoir été surpris par le calibre de jeu de la DEL.

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Aux grands maux les grands remèdes  

En 2014, le hockey allemand traverse une crise. Le niveau est à son plus bas. Non seulement l’équipe nationale est-elle incapable de qualifier le pays pour les Jeux olympiques de Sotchi, mais la nation chute au 13e rang du classement international. Un recul inacceptable pour ce pays parvenu à se hisser au 8e rang en 2011. 

On décide alors de faire table rase. À l’élection suivante, Franz Reindl devient le président de la Fédération allemande de hockey sur glace. Prolifique attaquant à l’époque de l’Allemagne de l’Ouest, l’homme alors âgé de 61 ans procède à une refonte complète de la structure du hockey allemand.

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Une surprise salutaire 

ATP/WENN.com

L’Allemagne a beau avoir gagné la médaille d’argent aux Jeux olympiques de 2018, Franz Reindl est assez intelligent pour reconnaître que cet exploit a été réalisé dans des circonstances particulières. L’absence des joueurs de la LNH a amputé quelques puissances d’athlètes de qualité. 

D’ailleurs, plusieurs fois au cours de l’entretien de près de 45 minutes, le président de la Fédération allemande de hockey sur glace qualifiera cette médaille de « grande surprise ». 

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