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Une Québécoise au Texas raconte son expérience

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Marie Ross, une Québécoise vivant à Austin au Texas a comparé la dernière semaine au Texas à la crise du verglas qui a secoué le Québec en janvier 1998.  

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«On voit enfin la lumière au bout du tunnel», a-t-elle expliqué.

Depuis lundi, Marie Ross explique qu’elle et sa famille ont été privées de chauffage entre lundi et jeudi soir. Elle a toutefois été parmi les chanceux qui étaient encore alimentés en électricité. Elle a d’ailleurs utilisé son four pour se chauffer. La femme a aussi expliqué avoir limité les espaces de vie habitables, dans les derniers jours, à la chambre à coucher et au salon pour conserver la chaleur. 

Dans la dernière semaine, les températures à Austin sont descendues aussi bas que -14 et -15 degrés Celsius, mais Marie et sa famille ont été en mesure de maintenir les températures dans les espaces de vie entre 16 et 18 degrés Celsius. 

Marie Ross, qui a un jeune bébé de cinq mois, a expliqué que ses voisins sont venus à son aide en lui prêtant des petites chaufferettes portatives pour combattre le froid vicieux. 

L'état d'urgence  

La Québécoise s’est sentie sur le qui-vive toute la semaine. Rapidement, elle et sa famille ont prévu un plan d’urgence si jamais ils devaient évacuer la maison. Des membres de la famille, qui habitent à environ 40 minutes de chez Marie, étaient prêts à les accueillir, dans le pire des scénarios. Toutefois, les routes glissantes et dangereuses ont fait en sorte que ce plan était le dernier recours. 

En parlant de ses voisins, Marie Ross a affirmé que ceux-ci n’étaient certainement pas prêts. Sans pneus d’hiver et avec de grosses voitures difficiles à manœuvrer, beaucoup se sentaient tout de même invincibles sur les routes, ce qui peut expliquer les nombreux accidents. 

Toutefois, elle a tenu à souligner l’entraide et la générosité de la communauté. Malgré son arrivée récente dans son quartier, et avec la situation sanitaire qui l’a empêchée de rencontrer ses voisins, ceux-ci n’ont pas hésité à venir prendre de ses nouvelles et à lui apporter des denrées, comme des couches pour son bébé. 

Marie Ross croit que, comme pendant la crise du verglas au Québec, les installations vont prendre du temps à être réparées. Elle espère que le tout rentrera dans l'ordre le plus rapidement possible, mais croit que les effets de cette crise se feront sentir pendant encore quelque temps.