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Accès difficile à internet : encore des années de retard à rattraper aux Îles-de-la-Madeleine

Accès difficile à internet : encore des années de retard à rattraper aux Îles-de-la-Madeleine
PHOTO COURTOISIE Jonathan Huard

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Quatre ans ont été nécessaires pour brancher les Îles-de-la-Madeleine avec une connexion désormais considérée comme plutôt ordinaire par les Montréalais.

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La nouvelle connexion est toute récente. Plusieurs Madelinots s’en réjouissent, mais certains jugent encore insuffisant l’accès qu’ils ont à internet. 

Après quatre ans d’attente, 95 % des foyers des Îles-de-la-Madeleine peuvent enfin profiter d’un réseau de 50 Mbit/s en téléchargement et de 10 Mbit/s en téléversement, soit les cibles minimales fixées par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.

Amélioration

Une nette amélioration comparativement à la connexion de téléchargement antérieure qui frisait à peine 1 Mbit/s. 

« Je crois que nous pouvons nous réjouir de pouvoir enfin profiter de tout ce que le web [offre comme contenu] sans vraiment subir de lenteurs », s’enthousiasme Jonathan Huard, un résident de L’Étang-du-Nord, qui avait fait pression sur les autorités en début d’année 2020 pour obtenir un service de qualité à prix équitable. 

« Ce n’est toutefois qu’un demi-pas en avant, car nous avons encore des années de retard par rapport aux réseaux offerts ailleurs au Québec », juge pour sa part Jonathan Lapierre, maire de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine. « Nous pourrions nous en contenter, mais je vise le meilleur pour les citoyens et les entreprises. Avec la pandémie actuelle, le réseau sera vite saturé. Internet ne doit pas freiner notre développement », plaide-t-il. 

Prix raisonnable

L’entreprise DERYtelecom, achetée par Cogeco, a ajouté durant l’été 43,5 km de fibre optique au réseau de base des Îles et modernisé plus de 187 km de réseaux filaires de dernier kilomètre (dernière liaison entre un point de distribution et un abonné), un projet global de 4 M$. 

Malgré ces investissements importants, les tarifs des forfaits disponibles auprès du fournisseur sont comparables à ceux observés ailleurs en province pour un service internet à haute vitesse, et ce, malgré les coûts associés au passage de câbles sous-marins. 

« Nous avons ajusté nos prix aux Îles pour qu’ils soient les mêmes que nos autres clients », précise Nathalie Gagnon, directrice aux communications et au marketing pour DERYtelecom. 

Encore 317 foyers madelinots attendent d’être branchés au réseau, ce qui devrait se faire ce printemps.